Le Comité de Pilotage pour la Restauration de la Société Civile Gabonaise (COP-RESOC) a salué la décision de l’Union africaine (UA) de s’impliquer dans la recherche d’une solution au différend frontalier opposant le Gabon et la Guinée équatoriale au sujet de l’île Mbanié et des îlots environnants.
Dans un communiqué publié le 31 juillet 2026 à Libreville, l’organisation estime que cette médiation constitue une démonstration de la capacité des institutions africaines à privilégier le dialogue, le droit et la fraternité pour résoudre les différends entre États du continent.
Le COP-RESOC rappelle que le règlement de ce dossier doit s’inscrire dans le strict respect du droit international et notamment de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice (CIJ), qu’il considère comme le socle juridique de ce contentieux. Le comité invite ainsi les autorités gabonaises et équato-guinéennes à faire prévaloir les mécanismes diplomatiques et les décisions de justice sur toute autre considération.
Au-delà des aspects juridiques, l’organisation insiste sur les liens historiques, géographiques et culturels qui unissent les peuples gabonais et équato-guinéen. Selon elle, aucune divergence territoriale ne doit remettre en cause cette fraternité héritée de l’histoire ni compromettre les efforts d’intégration régionale en Afrique centrale.
Dans sa déclaration, le COP-RESOC rend hommage aux chefs d’État des deux pays pour leur volonté affichée de privilégier l’apaisement et adresse également ses félicitations à l’Union africaine ainsi qu’au président de sa Commission pour leur rôle de médiateur.
Le comité appelle par ailleurs les deux gouvernements à faire preuve de retenue dans leur communication autour du dossier Mbanié. Il estime que certaines déclarations officielles ou interprétations médiatiques pourraient alimenter des tensions inutiles et brouiller l’esprit de l’arrêt de la Cour internationale de Justice.
Autre point important du communiqué : le COP-RESOC plaide pour un réexamen par les autorités gabonaises de leur décision de suspendre leur participation à l’accord-cadre signé le 28 juillet 2026, considérant qu’une telle démarche contribuerait à restaurer un climat de confiance entre les deux États.
Enfin, l’organisation exhorte les acteurs de la société civile gabonaise et équato-guinéenne à jouer pleinement leur rôle de promoteurs de la paix en rejetant tout discours de haine, de provocation ou de division.
Pour le COP-RESOC, l’implication de l’Union africaine ouvre une nouvelle étape qui pourrait permettre au Gabon et à la Guinée équatoriale de bâtir un partenariat renouvelé autour du développement des zones frontalières et d’une gestion concertée des ressources maritimes, dans l’intérêt des populations des deux pays.





