Ce samedi 9 août, le gymnase d’Oloumi, habituellement résonnant des cris et des balles frappées, a changé de ton. Ce n’était pas un jour de match, mais un jour de mémoire. Entre larmes discrètes et sourires empreints de nostalgie, la grande famille du volley-ball gabonais s’est réunie pour saluer une dernière fois celui qui fut l’un de ses piliers : Bibang Bi Zue Simplice Frédéric.
Sur les gradins, anciens coéquipiers, jeunes volleyeurs, amis, proches et collègues se sont serrés les uns contre les autres. Tous avaient en commun un souvenir, un geste ou une parole laissée par cet homme d’exception. Car Bibang n’était pas qu’un joueur talentueux : il était un mentor, un frère, un guide pour toute une génération.
La cérémonie a commencé dans une pénombre respectueuse. Sur grand écran, des images défilaient : Bibang en action, le sourire aux lèvres, entouré de ses partenaires, ou encore en compagnie de son épouse, complice de toujours. Chaque photo, chaque éclat de rire projeté arrachait des soupirs et ravivait des souvenirs enfouis.
Ci-dessus , la cérémonie d’homages au gymnase d’Oloumi,
Puis, dans un silence que seuls les pas faisaient résonner, des gerbes de fleurs ont été déposées au pied de son portrait. La Fédération gabonaise de volley-ball, par la voix de son président Raymond Bernard Bivigou, a salué « un homme d’honneur, passionné, et toujours tourné vers la transmission ». Les mots étaient simples, mais chargés d’émotion.
Ce 9 août, le volley-ball gabonais a perdu bien plus qu’un joueur : il a perdu un repère, une âme généreuse qui croyait au pouvoir du sport pour rassembler et élever. Mais si les balles continueront de voler au-dessus des filets, quelque part, dans chaque match, dans chaque victoire, il y aura toujours un peu de Bibang.
