Jamais vu au Gabon : la société civile gabonaise, d’ordinaire spectatrice silencieuse des frasques politiques et des scandales judiciaires, a décidé de sortir du bois. Dans une motion solennelle adoptée ce 7 novembre, les forces vives de la nation ont fait un geste historique et tonitruant : elles s’unissent pour défendre la Justice, ce pilier sacré de la République que trop souvent certains veulent transformer en champ de bataille politique.
Sous le titre implicite “la Justice, ce n’est pas négociable”, les signataires acteurs associatifs, syndicaux, religieux et économiques ont condamné les attaques, diffamations et insultes circulant sur les réseaux sociaux, notamment celles attribuées à Madame Sylvie Aimée Marie Valentin Bongo Ondimba et à Monsieur Noureddine Bongo Valentin.
“La Justice n’est pas un ring où l’on règle ses comptes politiques : elle est le refuge de la vérité et de l’équité.”

Cet acte inédit, selon plusieurs observateurs, marque un tournant historique. Jamais la société civile gabonaise n’avait osé prendre publiquement position pour protéger la Justice. Désormais, elle se présente comme gardienne vigilante des institutions républicaines, prête à ester en justice contre quiconque porterait atteinte à la souveraineté de l’État ou inciterait à la haine contre ses institutions.
La motion rend hommage aux magistrats et personnels de justice “qui œuvrent avec courage et dévouement au service du peuple gabonais” et appelle à un renforcement réel des moyens et de l’indépendance du système judiciaire.
C’est un signal clair : la société civile gabonaise n’est plus spectatrice. Elle entre dans l’arène. Et si certains pensaient pouvoir continuer à jouer avec la Justice comme on joue aux dominos, il faudra désormais compter avec elle. La Justice a trouvé ses champions.









