Ah, parlons-en enfin ! Depuis quelque temps, les conférences de presse de Théophane Nzame-Nze Biyoghe ressemblent moins à des échanges d’informations qu’à une séance de contorsion mentale pour journalistes en état de panique. Dès que le Porte-parole franchit la porte, certains déposent leur courage comme on laisse son téléphone à l’entrée : au vestiaire.
Résultat ?
- Des questions récitées comme des poèmes appris par cœur, sans âme ni mordant.
- Des voix si tremblantes qu’on croirait que la tempête sur l’estuaire du Gabon est plus tranquille qu’eux face au Porte-parole.
- Des journalistes assis droits, sages, muets… en mode figurants dans un film sur le pouvoir.
Mais alors, ils ont peur de quoi ? D’une convocation surprise ? D’un micro qui explose ? Ou est-ce simplement que le jeune Porte-parole de 33 ans, escorté, motorisé et payé comme un PDG, a le don secret de transformer adultes en statues silencieuses ?
On a presque envie d’applaudir le spectacle : une conférence où les journalistes murmurent en catimini, où le vrai courage a été mis en congé… et où la climatisation devient suspecte, évidemment. Trop froide, sans doute, pour que le sang circule jusqu’au cerveau.




Hé, moi, Guy Minko, si j’étais dans la salle : je transformerais cette séance en ring médiatique. Je lancerais des questions qui piquent, qui déstabilisent, qui obligent à répondre avec autre chose que des phrases toutes faites et polies. Et là, on verrait qui est journaliste et qui n’est qu’un figurant payé pour faire joli.
Parce qu’une presse qui tremble ne sert plus le peuple : elle sert les puissants. Elle récite, elle gémit, elle se fait spectacle d’elle-même. Et franchement, une conférence de presse où tout le monde murmure… c’est moins de l’information, c’est une chorale de l’auto-censure.
Alors oui : la climatisation est peut-être trop forte. Mais le vrai froid, celui qui glace le sang, c’est la peur du micro et de la vérité. Et là, mes amis, la presse gabonaise a clairement besoin de se réchauffer.
Ce libre propos est issu d’une critique initialement rédigée par Guy Minko, influenceur gabonais. Le texte a été adapté et retravaillé par notre rédaction afin de s’aligner avec sa ligne éditoriale.









