Les États-Unis ne reculent devant rien pour se débarrasser de ceux qu’ils ne veulent plus voir sur leur sol. Selon un article publié par Franceinfo le mardi 15 juillet 2025, le ministère américain de la Sécurité intérieure a annoncé avoir expulsé cinq immigrés en situation irrégulière criminels, précise-t-il vers l’Eswatini, petite monarchie d’Afrique australe.
Vietnamien, laotien, yéménite, jamaïcain, cubain : leur dénominateur commun ? Des condamnations aux États-Unis et des pays d’origine qui refusent de les reprendre. Alors, Washington a décidé de résoudre le problème à sa manière : en les envoyant en Eswatini, comme on dépose un sac-poubelle dans le jardin du voisin.
L’Eswatini, sous le règne de Mswati III depuis 1986, traîne déjà une réputation peu reluisante : violations des droits humains, instabilité politique, pauvreté. C’est pourtant là que l’Amérique a choisi de “délivrer” ses criminels, avec une désinvolture déconcertante.
Le plus choquant ? Cette pratique n’est pas nouvelle. Franceinfo rappelle qu’au début du mois, le 4 juillet, l’administration Trump avait déjà acheminé huit immigrés criminels vers le Soudan du Sud, avec l’aval de la Cour suprême.
Personne n’est dupe : derrière l’argument sécuritaire se cache un cynisme froid. Les États-Unis refusent d’assumer jusqu’au bout la gestion des étrangers criminels sur leur sol, préférant les abandonner dans des pays sans lien avec eux, ni sur le plan juridique ni sur le plan géographique.
Et pendant que Mme Kristi Noem, secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, s’exhibe fièrement en conférence de presse, l’Eswatini, pays déjà meurtri, reçoit un cadeau empoisonné.
Le monde entier devrait s’interroger : est-ce vraiment la vision que l’Amérique veut donner de sa puissance ? Celle d’une nation qui traite d’autres pays comme des décharges humaines ?
Source : Franceinfo.









