Le Gabon a enfin tourné une page sombre de son Histoire. En décorant Bertrand ZIBI ABEGHE, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a accompli un acte historique : réparer l’injustice faite à un patriote que la dictature Bongo avait tenté de broyer.
Car il faut le dire sans détour : Ali Bongo fut le bourreau de son peuple. Pendant 14 ans, il a gouverné dans le mensonge, l’arrogance et la répression, transformant la présidence en machine à broyer les patriotes. Bertrand ZIBI en fut l’une des victimes emblématiques.
En 2016, député de Minvoul, il a osé claquer la porte du Parti Démocratique Gabonais et dénoncer, en face du dictateur, ce que toute la Nation savait : « le hold-up électoral du siècle ». Ce geste, d’un courage inouï, fut celui d’un homme qui refuse la compromission. Ali Bongo, incapable de tolérer une telle audace, l’enferme derrière les barreaux, l’accusant grotesquement « d’atteinte à la sûreté de l’État ».

Mais en prison, ZIBI n’a pas cédé. Pas de trahison, pas de silence acheté, pas de compromission. Il a souffert dans sa chair, mais il est resté debout. Là où d’autres se sont vendus pour un strapontin ou un poste, lui a choisi l’honneur. Voilà ce qui fait la différence entre les grands hommes et les pantins de la dictature.
Puis vint ce 30 août 2023 : le château de sable Bongo s’écroule, la dictature de 56 ans s’effondre dans la honte. Le peuple jubile. L’Histoire, implacable, lui donne raison.
Deux an plus tard, à Tchibanga, la République libre rend justice. Brice Clotaire Oligui Nguema, dans un geste d’une portée symbolique immense, élève Bertrand ZIBI au grade de Commandeur de l’Ordre national du Mérite. Ce n’est pas une simple médaille. C’est une gifle monumentale à Ali Bongo et à son régime déchu. C’est une réparation, un hommage, une victoire de la mémoire sur l’oubli.
En honorant ZIBI, Oligui Nguema a fait plus qu’un geste de reconnaissance : il a restauré la dignité d’un peuple humilié, il a élevé un résistant au rang de monument national, et il a envoyé un message clair : dans le Gabon nouveau, aucun sacrifice ne sera plus jamais effacé.
Aujourd’hui, Bertrand ZIBI ABEGHE est entré dans l’Histoire. Pas dans la petite histoire des courtisans et des corrompus, mais dans la grande Histoire du Gabon, celle des hommes qui ont tout risqué pour la liberté. Il est désormais un repère, un symbole, un phare pour les générations futures.
Face à lui, Ali Bongo n’est plus qu’un nom maudit, associé à la trahison, à la répression et à la honte. Le contraste est brutal, mais nécessaire : l’un restera comme le fossoyeur d’une Nation, l’autre comme le bâtisseur de son honneur retrouvé.











