L’audio fait du bruit et dérange. Marouane Cobretti y défend sans détour Bob Mengome, matricule 212, qu’il présente comme “un homme qui paie le prix de ses valeurs”.

Dans sa déclaration, il rappelle d’abord une réalité brutale : “on ne répond pas pour répondre”, reconnaissant que certaines critiques faites à leur propre communauté sont fondées opportunisme, cupidité, manque de solidarité. Un aveu rare, qui plante le décor d’un système où, selon lui, les plus constants sont abandonnés pendant que d’autres profitent.
Cobretti insiste ensuite sur le profil de Bob Mengome : aucun poste, aucun privilège, malgré son engagement. Il affirme même que des propositions lui ont été faites, mais “qu’il a refusées”, préférant rester fidèle à ses convictions.

Le passage le plus marquant reste sans doute cette confidence qu’il attribue à Mungom : il n’aurait jamais souhaité la chute du pouvoir, considérant que “on ne remplace que des individus, mais le système reste le même”. Une position qui tranche avec l’image d’un opposant radical.
Autre élément clé : Koubreti interpelle directement les autorités, assurant que “Bob n’est pas un garçon mauvais” et qu’il serait “beaucoup plus utile dehors qu’en prison”. Il met aussi en garde contre les soutiens opportunistes, “ceux qui chantent aujourd’hui parce qu’ils ont eu des privilèges”, mais qui pourraient se retourner demain.
Enfin, il conclut sur une note humaine, évoquant la famille du détenu, ses enfants, et ce fils de 16 ans en classe d’examen, pour rappeler que derrière le dossier politique, il y a une vie brisée.
Un plaidoyer direct, sans filtre, qui relance une question sensible : le cas Bob Mengome relève-t-il de la justice… ou d’un choix politique ?





