Dans un plaidoyer passionné, Norbert Epandja, fondateur du Bureau Gabonais des Droits d’Auteur (BUGADA), dénonce la déviation de l’organisme de sa mission première de protection des artistes au profit d’intérêts politiques. Dans une analyse incisive, il souligne que le BUGADA n’est pas un moyen d’enrichissement pour les artistes, mais plutôt un rempart crucial garantissant la jouissance de leurs droits créatifs.
Epandja pointe du doigt la mainmise d’Ali Bongo et de son gouvernement sur le BUGADA, critiquant le choix de diplômés de l’École Nationale de l’Administration pour gérer une entité privée. Il insiste sur la nécessité d’une approche innovante, soulignant l’inadéquation des fonctionnaires à cette tâche spécifique.
Les défis financiers ne sont pas en reste, Epandja mettant en lumière les difficultés liées à la perception des redevances. Il appelle à une politique de tarification bien pensée, à des négociations astucieuses avec les usagers redevables, et à une créativité financière indispensable. Contestant les allégations de dettes des sociétés de téléphonie mobile envers le BUGADA, il exige des preuves tangibles d’utilisation d’œuvres protégées.
Au finish , Epandja exprime sa confiance dans le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) pour restaurer l’essence du BUGADA. Il conclut en présentant le BUGADA comme un instrument vital, à la fois bouclier protecteur et tremplin propulseur pour les artistes gabonais, tout en soulignant les entraves actuelles dues à des erreurs de gestion et des malentendus politiques.
Mot de la rédaction : Nous voulons mettre en lumière la lutte du BUGADA pour maintenir son intégrité face aux défis politiques et financiers, tout en appelant à une réorientation vers la mission initiale de protection des droits d’auteur.









