Scène insolite et hautement symbolique dans un quartier de Libreville: sous une pluie battante, Paskal Nkoulou, conseiller du Chef de l’État, a été aperçu bidons en main, venu s’approvisionner en eau à une pompe publique. La raison est simple : chez lui, le robinet est à sec, victime de la pénurie d’eau qui frappe la capitale sans distinction.
Mais ce qui a particulièrement marqué les riverains, c’est le déroulement de la scène. L’homme n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur. Il s’est placé dans la file, respectant son tour, aux côtés de dizaines d’habitants du quartier venus, eux aussi, chercher ce précieux liquide devenu difficile d’accès.
Sous la pluie, chacun attendait patiemment, bidons et bouteilles en main, dans une ambiance presque surréaliste : de l’eau qui tombe du ciel… mais qu’il faut encore aller chercher à la pompe.
Habituellement associé aux sphères de décision, Paskal Nkoulou s’est retrouvé plongé dans le quotidien des citoyens ordinaires, confronté à la même réalité que tous : l’eau du robinet ne coule plus, même dans les zones dites “privilégiées”.



Ci-dessus, Paskal Nkoulou , conseiller du chef de l’Etat , sous la pluie remplissant ses bidons d’eau dans une pompe publique
Une scène qui illustre avec force une situation devenue nationale : la pénurie d’eau à Libreville ne fait plus de différence entre les quartiers, ni entre les statuts.
Et dans ce décor humide et paradoxal, une image s’impose : ici, tout le monde est logé à la même enseigne… celle de la pompe publique et de la patience.





