Face à la polémique née de l’incident impliquant le député indépendant Augustin Lobelle Yembi à Kigali, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a choisi une position qui se veut à la fois claire et assumée : condamner le geste montré dans la vidéo, sans pour autant désavouer l’homme ni renier le soutien politique qui lui a été apporté.
Coordonnateur de la Majorité Bloquante, Foumboula rappelle que Yembi fait partie des candidats indépendants soutenus par la plateforme lors des dernières élections législatives et locales. Un soutien qu’il continue d’assumer, malgré l’incident.
Pour lui, le statut de député impose cependant une exigence particulière. « En responsabilité, nous sommes astreints au devoir de tempérance et de maîtrise de soi », estime-t-il en substance. Et cette exigence est encore plus forte lorsqu’un élu se trouve à l’étranger, dans un pays ami du Gabon.
Geoffroy Foumboula ne cherche donc pas à minimiser les faits. Au contraire, il condamne fermement le geste de son collègue et attend, avant de tirer davantage de conclusions, que celui-ci donne sa propre version des circonstances de l’altercation avec l’agent de la compagnie aérienne.
Mais le Coordonnateur de la Majorité Bloquante refuse également que cette affaire serve à « condamner l’homme » au-delà de son acte.
C’est dans ce contexte qu’il s’insurge contre les propos du Vénérable Georges Mpaga, qui a qualifié son collègue parlementaire de « barbare ». Pour Foumboula, le terme est disproportionné et ne correspond ni au parcours ni à la personnalité de Yembi, dont il rappelle le calme, le respect et la tempérance habituellement reconnus.
Sa position est donc sans ambiguïté : oui à la condamnation du geste ; non à la condamnation de l’homme.
Une distinction que Geoffroy Foumboula entend maintenir jusqu’au bout. Le soutien accordé à Augustin Lobelle Yembi n’est pas remis en cause par cet épisode, pas plus que l’exigence de responsabilité qui s’impose désormais à l’élu.
Le Coordonnateur salue également la manière dont les relations diplomatiques entre le Gabon et le Rwanda ont permis de gérer cet incident avec suffisamment de retenue.
En définitive, Geoffroy Foumboula défend une ligne de responsabilité politique : reconnaître ce qui est répréhensible, attendre les explications de l’intéressé et laisser la justice faire son travail, sans transformer un acte regrettable en procès global de la personne.
« Que justice soit faite. »





