L’importation de milliers de bovins pour relancer l’économie gabonaise est une décision audacieuse qui pourrait sembler surprenante à première vue. Cependant, selon l’analyse d’un expert étranger, cette initiative révèle une profonde vision stratégique et un pragmatisme exceptionnel de la part du Premier ministre du Gabon, un homme qui, bien qu’il ne soit pas agronome, a su comprendre les enjeux économiques et agroalimentaires avec une rare clairvoyance.
L’expert étranger met en lumière un aspect crucial de l’importation de bovins : le Gabon, un pays humide, pourrait être confronté à des défis sanitaires liés à la trypanosomiase, ou maladie du sommeil, une maladie parasitaire affectant les animaux. Cette maladie, particulièrement présente dans les zones humides, menace la santé des bovins importés, notamment ceux en provenance de régions chaudes et sèches comme le Sahel. Cependant, l’expert souligne que le Premier ministre a su anticiper ces risques, en prenant des mesures non seulement pour importer des bovins, mais aussi pour créer une chaîne de valeur agroalimentaire complète.
L’analyse de l’expert révèle que le Premier ministre gabonais a une vision bien plus large que de simples élevages de bovins. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la production de viande, il envisage une transformation agroalimentaire complète : la viande, le lait, les peaux et autres sous-produits seront utilisés pour divers secteurs économiques. Le lait sera transformé en yaourt, en fromage, en crème, tandis que les peaux pourront être utilisées dans l’industrie de la tannerie pour produire des articles tels que des sacs, des chaussures ou encore des produits artisanaux. Loin de se limiter à une approche agricole traditionnelle, le Premier ministre a intégré une stratégie de transformation industrielle et de diversification économique, une approche qui pourrait redynamiser l’économie gabonaise de manière durable et inclusive.
Les premiers espèces de bovins arrivé au Gabon dans leur ferme d’accueil à Ndende


Cependant, il est crucial de souligner que le Gabon a toujours porté de grands projets porteurs d’espoir, qui ont malheureusement échoué en raison de la mauvaise gestion. Ces initiatives ont souvent fondu comme neige au soleil, victimes du vol, du détournement des finances et de l’affectation frauduleuse de matériel destiné aux projets. Les Gabonais sont donc en droit de se demander si cette nouvelle initiative connaîtra un destin différent. Espérons qu’avec les nouvelles autorités, cette fois-ci, le pays pourra éviter les dérives du passé. Beaucoup d’entreprises florissantes ont disparu à cause de ces maux, et il est grand temps que ces pratiques cessent.
Ce qui rend cette initiative encore plus remarquable, c’est que le Premier ministre n’est pas un spécialiste du secteur agricole. Cependant, comme le souligne l’expert, sa capacité à comprendre les enjeux agricoles et à anticiper les obstacles montre un leadership rare. Loin de se contenter des conventions établies pour un Premier ministre, il a su prendre l’initiative de proposer un projet structuré, avec des objectifs précis et une vision à long terme. Cette approche dépasse les attentes habituelles d’un dirigeant africain et prouve qu’une vision éclairée, même sans expertise spécifique, peut conduire à des changements profonds et bénéfiques pour le pays.
L’analyse de l’expert met également en évidence les retombées économiques et sociales de ce projet. Si ce dernier aboutit, il pourrait générer des milliers d’emplois grâce à la création d’entreprises agroalimentaires pour la transformation du lait, de la viande, mais aussi des produits dérivés comme des chaussures ou des articles artisanaux. Ce projet offrirait également l’opportunité de réduire la dépendance du Gabon aux importations alimentaires, tout en diversifiant son économie et en valorisant ses ressources naturelles locales.
L’expert étranger conclut en soulignant que cette initiative illustre une gouvernance proactive et stratégique, rarement vue dans le contexte africain. Le Premier ministre gabonais fait figure de modèle en associant vision, pragmatisme et compréhension des enjeux complexes de son pays. Ce projet pourrait bien faire du Gabon un acteur clé dans le domaine agroalimentaire, offrant une voie de développement durable et un exemple pour d’autres nations africaines.
Le Premier ministre du Gabon mérite des éloges pour sa capacité à penser au-delà des conventions et à prendre des décisions qui ont le potentiel de transformer l’économie du pays. En introduisant une vision stratégique et un modèle de transformation agroalimentaire, il a ouvert la voie à un avenir prometteur pour le Gabon. Si ce projet réussit, le pays ne sera pas seulement un producteur de viande ou de lait, mais un exemple d’innovation et de développement durable pour l’Afrique. Toutefois, il reste à souligner que le Gabon a toujours initié de grands projets d’envergure, porteurs de grandes promesses, mais la plupart ont échoué à cause de la mauvaise gestion, caractérisée par le détournement des fonds et le mauvais usage du matériel alloué aux projets, ainsi que le recrutement de cadres incompétents choisis sur la base du copinage. Espérons qu’avec les nouvelles autorités de la transition et celles qui émergeront à l’issue du prochain scrutin, ce projet ne connaisse pas le même sort que les autres.









