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Immongault face au Président : vérité ou survie ? Le verdict attendu

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À peine revenu de son déplacement, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, n’a pas perdu de temps. Direction : le bureau du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault, pour faire le point sur le scrutin local et législatif du 27 septembre. Un geste qui témoigne, en apparence, de son souci d’information et d’impartialité. En apparence seulement…

Car, soyons honnêtes : demander à Hermann Immongault un bilan objectif de ces élections, c’est un peu comme confier un audit de sécurité à celui qui a laissé la porte grande ouverte. Le ministre, fidèle à la tradition politique, ne dira jamais qu’il a lamentablement échoué. À l’écouter, tout s’est passé dans la paix, la transparence et l’ordre, alors que sur le terrain, le désordre électoral a pris des allures de spectacle national.

Les chiffres délirants, les irrégularités flagrantes et les scènes surréalistes observées dans plusieurs bureaux de vote ne relèvent pas de la fiction. Pourtant, aucune trace de cela dans le “bilan complet” présenté au chef de l’État. Une omission qui n’a rien d’un oubli : c’est une stratégie vieille comme la politique elle-même.

La vérité est pourtant limpide : ces élections sont à reprendre intégralement. Pas de petites retouches ici et là, pas de replâtrage dans quelques circonscriptions choisies. Tant que le processus ne sera pas refondu sur tout le territoire, il ne retrouvera jamais ni crédibilité ni légitimité.

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Si l’on peut saluer l’effort du Président Oligui Nguema de vouloir s’informer et comprendre la situation, il est désormais temps d’aller plus loin. Il faut stopper la machine électorale telle qu’elle est, réunir toutes les parties prenantes autour d’une même table, et bâtir ensemble un processus sérieux, transparent et incontestable.

C’est seulement à ce prix que la Cinquième République pourra se présenter comme une véritable rupture avec les pratiques d’hier. Car sinon, elle risque de ressembler à une vieille voiture repeinte : jolie de loin, mais qui cale au premier virage démocratique.

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