À la suite de l’éviction de Benjamin KOMBO de la Direction des Affaires Financières et du blocage de l’installation de son successeur, des interrogations émergent sur la gestion de l’Hôpital de Bongolo, les recrutements et la place accordée aux compétences locales.
Situé à Lébamba, dans la province de la Ngounié, l’Hôpital de Bongolo est l’une des principales structures sanitaires de la région. Présente au Gabon depuis plus d’un siècle, cette institution missionnaire assure des soins et participe également à la formation des personnels de santé.
Mais depuis plusieurs années, une partie des populations locales s’interroge sur la gouvernance de l’établissement, notamment sur les critères de recrutement et l’accès des compétences locales aux postes de responsabilité.
L’éviction de Benjamin KOMBO relance le débat
Nommé il y a environ un an à la Direction des Affaires Financières, Benjamin KOMBO, présenté comme un enfant de la contrée, avait suscité des attentes chez certains habitants.
Son départ, décidé à la suite du dernier synode de l’Église de l’Alliance Chrétienne et Missionnaire du Gabon (EACMG), suscite aujourd’hui des interrogations sur les raisons exactes de cette décision.
Le 2 septembre 2026, l’installation de son successeur n’a finalement pas pu avoir lieu. Des habitants auraient demandé des explications avant la cérémonie, provoquant une situation de tension.
Des questions sur la gestion financière
Au-delà des nominations, des témoignages font également état de difficultés financières et administratives qu’aurait connues l’établissement au cours des dernières années.
Des accusations de malversations financières et d’appropriation irrégulière de certaines infrastructures sont évoquées. Ces allégations, particulièrement graves, doivent toutefois être confirmées par des documents, audits, rapports officiels ou décisions des autorités compétentes.
D’où plusieurs questions : des audits ont-ils été réalisés ? Des irrégularités ont-elles été constatées ? Des procédures ont-elles été engagées ? Et quel rôle Benjamin KOMBO a-t-il joué dans la gestion et la restructuration de l’établissement ?




Ci-dessus , l’hôpital de Bongolo
La question des compétences locales
Pour une partie de la population, le débat dépasse désormais le seul cas de Benjamin KOMBO.
Les habitants souhaitent notamment savoir quels sont les critères de recrutement au sein de l’Hôpital de Bongolo et quelle politique est mise en place pour favoriser les compétences issues de la contrée.
Ils demandent également davantage de transparence sur les modalités de nomination aux postes de responsabilité, notamment à la Direction des Affaires Financières.
Toutes les parties appelées à s’expliquer
La situation appelle désormais des réponses de la Direction de l’Hôpital de Bongolo, de l’EACMG, de Benjamin KOMBO, de son successeur, du personnel ainsi que des autorités sanitaires et administratives compétentes.
L’objectif ne devrait pas être de condamner une institution ou de défendre une personne, mais de permettre un débat fondé sur des faits vérifiables et des documents.
Après plus d’un siècle de présence au Gabon, l’Hôpital de Bongolo est désormais confronté à une demande croissante de transparence sur sa gouvernance, sa gestion financière et la place accordée aux compétences locales.






