Un citoyen, filmé récemment dans une vidéo devenue virale, a livré un coup de gueule spectaculaire. Exaspéré par l’impunité dont jouiraient certains dirigeants, il appelle à l’“égalité dans le vol”.
« Les ministres volent. Les anciens présidents et le nouveau président volent . Ceux qui gouvernent aujourd’hui volent encore. Alors nous aussi, on va voler ! Personne ne doit arrêter personne. Ici, le métier maintenant au Gabon, c’est le vol. Si tu voles des milliards, on te félicite. Mais si tu prends une boîte de sardine, on te jette en prison. Puisque le gouvernement ne condamne pas les gros voleurs, qu’on ne vienne plus attraper les petits ! » ,déclaration d’un citoyen gabonais outré
Un discours brutal, sans filtre, mais qui traduit un mal profond. Derrière l’ironie, le message est simple et terriblement dangereux : l’impunité des élites encourage la délinquance populaire ; la justice ne semble pas s’appliquer de la même manière selon les classes sociales ; le peuple se sent trompé, humilié et livré à lui-même.
Lorsque les seuls à être sanctionnés sont les pauvres, la société bascule dans le cynisme. Pourquoi respecter des règles que les dirigeants n’appliquent jamais à eux-mêmes ?
Ce coup de gueule, ce n’est pas son outrance qu’il faut craindre, mais ce qu’il dit de l’état du pays : la confiance envers l’État s’effondre, le respect de la loi devient optionnel, la pauvreté pousse au désespoir, le sentiment d’injustice explose. Cette parole populaire ne doit pas être méprisée. Elle doit interpeller le gouvernement sur l’urgence de restaurer la justice, l’équité et la transparence.
Ce citoyen ne demande pas la permission de voler. Il dénonce un système où le vol est récompensé en haut mais puni en bas. Un système où la règle n’existe plus que pour les faibles.
Ce coup de gueule n’est pas un appel au chaos. C’est un cri de détresse sociale. Et tant que les voleurs de milliards dormiront tranquilles… le peuple ne croira plus jamais aux sermons sur la probité.
