Le Gabon, l’un des pays les plus riches d’Afrique en termes de ressources naturelles, connaît actuellement une situation alarmante. Malgré ses immenses richesses, le seuil de pauvreté atteint par le peuple gabonais est devenu intolérable. Avec plus de la moitié de son réseau routier quasiment impraticable, des établissements scolaires du primaire à l’université qui peinent à fonctionner, des hôpitaux dépourvus d’infrastructures et de médicaments, ainsi qu’un taux de chômage parmi les plus élevés du continent africain, le pays est plongé dans une crise sans précédent. Dans ce contexte de contestation générale, le gouvernement dirigé par Ali annonce l’emprunt de 31 milliards pour l’acquisition d’un aéronef militaire destiné à l’armée de l’air gabonaise. Cette décision soulève de nombreuses interrogations quant à l’urgence de cette dépense et l’utilisation future de cet avion.
Le Gabon, reconnu pour sa prodigalité en richesses naturelles, vit une situation paradoxale. Malgré l’abondance de ses ressources, les Gabonais se trouvent plongés dans une pauvreté inacceptable. Avec plus de la moitié de son réseau routier dans un état déplorable, les voies de communication essentielles au développement du pays sont quasiment impraticables. Les établissements éducatifs, du niveau primaire à l’université, fonctionnent avec peine, ne garantissant pas une éducation de qualité pour la jeunesse gabonaise. Les hôpitaux, quant à eux, sont dépourvus d’infrastructures et de médicaments adéquats, entraînant la mort de nombreux individus en quête de soins. Le taux de chômage, qui figure parmi les plus élevés du continent africain, plonge la population dans une détresse économique insoutenable.
Face à cette crise sans précédent, le peuple gabonais rejette catégoriquement l’idée de tourner la page. Les manifestations se multiplient, exprimant le mécontentement général envers un groupe d’individus qui pillent les caisses de l’État, aggravant ainsi la situation déjà précaire. C’est dans ce contexte de contestation que le gouvernement annonce fièrement l’emprunt de 31 milliards pour l’acquisition d’un avion militaire destiné à renforcer l’armée de l’air gabonaise à quelques jours d’une élection que la plupart des observateurs qualifient d’élections à haut risque.
Cette décision suscite de nombreuses interrogations légitimes au sein de la population gabonaise. En effet, quelle est l’urgence qui justifie une telle dépense ? Quels seront les usages envisagés pour cet avion militaire ?
Ci-dessous, la future acquisition du Gabon

Selon de nombreux observateurs, l’acquisition de ce moyen de transport rapide ne peut être justifiée que par la préparation d’Ali Bongo à contrer toute manifestation de contestation possible à l’intérieur du pays en cas de défaite électorale. En effet, la plupart des routes reliant la capitale gabonaise au reste du pays sont quasiment impraticables, ce qui signifie que le transport de ses troupes pour réprimer les populations, comme cela s’est produit lors de son dernier coup de force ayant entraîné la perte de nombreuses vies gabonaises, ne pourra se faire que par des moyens aériens.
Certains vont même plus loin en affirmant que cet emprunt aurait été contracté et que l’achat aurait été effectué depuis un certain temps déjà, et que l’annonce ne vient d’être faite que pour officialiser cette acquisition douteuse à l’approche de l’arrivée de cet appareil.
Ces éléments constituent des preuves qui devraient interpeller les institutions internationales quant aux nouveaux risques de dérives militaires susceptibles de se produire au Gabon lors des prochaines élections.
Il convient donc de prêter une attention particulière à cette situation, qui soulève des questions légitimes quant à l’utilisation de ce moyen de transport rapide et à ses implications potentielles sur le paysage politique gabonais.











