Lors de son intervention à la rentrée politique du Morena Unioniste le samedi 27 mai dernier, le Professeur Ondo Ossa a exposé son point de vue sur la prochaine élection présidentielle au Gabon. Dans son discours, il a souligné l’importance de toutes les forces vives de la Nation dans la préparation d’une alternance politique pacifique en 2023.
Selon lui, le Gabon se trouve à un moment critique où des décisions décisives doivent être prises, les indicateurs étant dans le rouge pour une éventuelle explosion.
Le Pr Professeur Ondo met en garde contre une approche autoritaire qui pourrait plonger le pays dans le chaos.

Le Professeur Ondo Ossa a donc mis en avant le rôle de l’opposition dans le processus politique en cours. Il a souligné la nécessité d’une véritable alternance démocratique, où tous les acteurs politiques sérieux seraient impliqués dans des négociations transparentes. Cette approche permettrait de mieux préparer les élections à venir, garantissant ainsi un processus plus équitable et légitime.
De plus, le Professeur Ondo Ossa a souligné le rôle essentiel de la société civile indépendante dans l’élaboration des politiques publiques et les changements politiques en cours.
Il a encouragé la participation active de la société civile dans le processus électoral, soulignant que leur voix et leur surveillance contribueraient à renforcer la transparence et l’intégrité des élections.
Le Professeur Ondo Ossa met en garde contre une approche autoritaire qui pourrait plonger le pays dans le chaos.
Deux options pour une alternance pacifique :
Le Professeur Ondo Ossa a donc présenté deux options pour les élections présidentielles à venir au Gabon :
“Le Gabon, notre pays, se trouve aujourd’hui à un carrefour. Les élections qui se profilent à l’horizon semblent de moins en moins incertaines, tant sur les plans organisationnel et temporel que sur les résultats qui en découleront. Plus nous nous en approchons, plus il semble que nous n’ayons d’autre choix que de considérer deux solutions. La première consiste à négocier une véritable transition en y associant objectivement tous les acteurs politiques sérieux. J’ai récemment exposé les contours et les modalités d’une telle solution. Cela aurait l’avantage de permettre au pays de prendre le temps de préparer de manière adéquate l’ensemble des scrutins. La seconde option consiste à poursuivre le processus électoral en cours et à aboutir à une cuisante défaite sans appel du pouvoir en place, malgré tous les mécanismes de fraude que celui-ci semble avoir mis en place (la Commission électorale aux ordres, l’achat des votes, la confiscation des récépissés de nombreux jeunes en échange de quelques billets de banque, les procurations, etc.). Bien évidemment, pour conclure ce scénario, les partisans du pouvoir comptent sur une nouvelle tentative de passage en force qui, malheureusement pour eux, risque de plonger le pays dans le chaos et, dans tous les cas, d’être la dernière de ce genre, car tous les signaux sont au rouge.” A-t-il indiqué.
Appel solennel aux « pédégistes » patriotes et de bonne volonté :
Poursuivant dans la même veine, le prétendant candidat à la candidature à la prochaine élection présidentielle, tout en encourageant les confessions religieuses, la société civile et la communauté internationale à former une coalition avec l’opposition et les partis de la majorité présidentielle, a appelé à la vigilance du peuple gabonais en lançant un appel aux patriotes du parti au pouvoir.
Il les a invités à engager des négociations et à préparer une alternance pacifique à la tête de l’État, dans l’intérêt du pays.
“Je voudrais également, une fois de plus, lancer un appel solennel aux ‘pédégistes’ patriotes et de bonne volonté, pour leur dire qu’il est encore temps pour le pouvoir et ses partisans de négocier, de remettre le pays sur la bonne voie et d’obtenir une alternance pacifique à la tête de l’État.
Chers compatriotes du PDG, qui soutenez également le pouvoir, rappelez-vous : Albert Bernard BONGO est arrivé au pouvoir sans heurts, malgré un coup d’État constitutionnel reconnu aujourd’hui par toutes les instances et tous les juristes renommés. Pourquoi souhaitez-vous et préparez-vous donc un départ des BONGO, qui est d’ailleurs normal et justifié, avec des désordres incontrôlables et, probablement, de nombreux morts ?” a-t-il déclaré.
Face à un tournant décisif pour le pays, il a enfin exhorté à choisir la voie de la stabilité et de la démocratie, évitant ainsi les troubles potentiels qui pourraient résulter d’un processus électoral contesté.
Il a une fois de plus appelé les Gabonais à s’inscrire massivement sur les listes électorales et à participer activement au vote, soulignant que le boycott favorise le maintien du pouvoir en place.
Par Rhonny Placide Obame.












