Dans un pays où l’on confond trop souvent nationalité et opportunisme, la voix de Nze Souala vient de claquer comme une gifle. L’homme n’a pas mâché ses mots : « On ne peut pas être Gabonais(e) seulement par intérêt : soit on est fier de l’être, soit on ne l’est pas. »
Selon lui, la nationalité gabonaise ne devrait plus être un simple papier administratif, mais un véritable serment de loyauté. Sa proposition est claire : toute personne qui, publiquement, insulte ou dénigre l’image du Gabon devrait perdre ce privilège.
Une sortie qui n’a évidemment pas de valeur contraignante Souala n’ayant aucun pouvoir pour la mettre en œuvre mais qui a le mérite de poser un débat brûlant. Ses propos interpellent et bousculent, car ils remettent en cause une vision trop confortable de la citoyenneté, souvent perçue comme un droit acquis à vie, quelles que soient les attitudes et les paroles.
Pour lui, il s’agit d’un appel à la responsabilité collective : « Pendant des décennies, le Gabon a enrichi d’autres nationalités d’Afrique et du monde. Aujourd’hui, il est temps d’investir dans la prospérité de notre propre peuple. »
Ses mots séduisent les défenseurs d’un patriotisme intransigeant. Mais ils inquiètent aussi ceux qui craignent une dérive liberticide. Car qui décidera de ce qui constitue une insulte ou un dénigrement du pays ?
Une chose est pourtant certaine : Nze Souala n’a peut-être pas le pouvoir d’agir, mais il a eu au mois le mérite de celui de secouer les consciences. Brabo!









