Figure connue du débat public gabonais, MARWAN COBRETTY OBIANG, activiste virulent, respecté par une partie de l’opinion pour ses analyses jugées lucides et sa maîtrise des réalités politiques et sociales du pays, est de nouveau au centre de l’actualité. Jeune leader engagé, déjà passé par la prison en raison de ses prises de position politiques, il a une nouvelle fois pris la parole dans une déclaration explosive qui vise directement la mairie centrale de Libreville et, au-delà, le fonctionnement même de l’État.
S’exprimant dans un ton ferme et sans concession, il ouvre son intervention en rappelant une citation devenue emblématique : « L’Afrique n’a pas besoin de grands hommes, mais de fortes institutions », attribuée à Barack Obama. Mais très vite, il détourne cette réflexion pour l’ancrer dans le contexte gabonais, affirmant : « le Gabon n’a pas besoin de grands hommes, mais de fortes institutions ».

Dans une prise de parole dense et accusatrice, Kobretty dresse un constat sévère sur la gouvernance locale, en particulier à la mairie de Libreville, qu’il décrit comme plongée dans une confusion préoccupante. « Que se passe-t-il à la mairie centrale de Libreville ? Pourquoi tant de bruit ? Pourquoi tant de spectacles désolants ? », interroge-t-il, évoquant une situation qu’il juge « ridicule » et révélatrice de dysfonctionnements profonds.
L’activiste mobilise également une lecture politique plus large du système gabonais, évoquant l’existence de « logiques non écrites » qui structureraient encore l’accès aux responsabilités. Il cite notamment les mécanismes de nomination comme étant moins liés aux compétences qu’aux équilibres politiques et aux choix du sommet de l’État.
Mais c’est surtout le cas du maire de Libreville, Pierre Obame Etoughe, qui concentre ses interrogations. Pour Kobretty, la situation actuelle relève d’une incohérence politique difficile à expliquer : « Un homme qui n’a même pas encore déroulé son plan d’action et qui se retrouve déjà en difficulté… cela ne s’explique pas autrement », estime-t-il, laissant entendre l’existence de blocages ou de résistances internes.
Dans son analyse, deux hypothèses émergent : soit l’existence de réseaux d’influence capables de dépasser les décisions officielles, soit un désengagement progressif du pouvoir central, laissant certaines institutions locales dans une zone d’instabilité politique.
Plus incisif encore, MARWAN COBRETTY OBIANG interpelle directement la logique de gouvernance actuelle, transformant son propos en véritable test de cohérence politique. Il met en cause la capacité des institutions à fonctionner indépendamment des pressions et des conflits d’intérêts.
Pour lui, la situation de la mairie de Libreville dépasse le simple cadre administratif. Elle devient un symbole d’un affrontement plus profond entre institutions officielles et dynamiques de pouvoir informelles.
Dans une conclusion aux accents de défi, l’activiste insiste sur la nécessité de courage politique, estimant que la crédibilité des institutions se mesure à leur capacité à résister aux pressions et à garantir la stabilité des décisions publiques.
Ainsi, MARWAN COBRETTY OBIANG, malgré son parcours marqué par des tensions avec le pouvoir et ses séjours en détention liés à ses engagements politiques, s’impose une nouvelle fois comme une voix critique qui dérange. Une voix qui, qu’on l’approuve ou qu’on la conteste, continue de mettre sous tension le débat politique autour de la gouvernance locale à Libreville.





