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Éducation en crise : Oligui face au choix de libérer les deux syndicalistes pour sauver l’année scolaire

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La crise qui secoue le secteur de l’éducation nationale depuis près d’un mois continue de paralyser le fonctionnement des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire. Malgré les initiatives engagées par les autorités, les multiples appels à la reprise des cours et les messages d’apaisement portés par la ministre de l’Éducation nationale, l’impasse demeure totale.

Les différentes missions de médiation déployées n’ont, jusqu’ici, produit aucun résultat tangible. Sur le terrain, la tension reste vive et le mouvement de grève se maintient, en dépit des menaces de suspension de salaires et des interpellations ayant visé certains responsables syndicaux.

Au fil des jours, le conflit s’est cristallisé autour d’une revendication devenue centrale : la libération de Marcel Libama et Ndong Edzo, érigée par les grévistes en condition préalable à toute reprise effective des activités pédagogiques. Une exigence qui, désormais, domine l’ensemble des discussions et bloque toute avancée concrète.

Cette paralysie prolongée du système éducatif nourrit une inquiétude croissante au sein des familles, des élèves et de l’opinion publique. La perspective d’une année scolaire sérieusement compromise alimente les interrogations, tandis que les apprenants restent les premières victimes d’un bras de fer social qui s’enlise.

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Dans ce climat lourd, l’option d’une sortie de crise par l’apaisement gagne du terrain. Plusieurs observateurs proches du dossier estiment qu’un geste en direction du monde enseignant notamment la libération des deux syndicalistes pourrait constituer un signal fort, susceptible de restaurer la confiance et de relancer un dialogue aujourd’hui rompu.

Au-delà de la seule résolution immédiate du conflit, une telle décision pourrait également représenter un acte politique fort, porteur de bénéfices durables pour le chef de l’État. En privilégiant l’apaisement, le président de la République donnerait l’image d’un dirigeant à l’écoute, capable de dépasser les tensions pour préserver l’intérêt supérieur de la nation. Un choix qui renforcerait son autorité morale, tout en consolidant sa stature d’homme d’État soucieux de rassembler plutôt que de diviser.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a placé la stabilité sociale et la préservation de l’intérêt général au cœur de son action, se retrouve ainsi face à un choix déterminant. Une mesure d’apaisement pourrait non seulement lever l’un des principaux points de blocage, mais aussi inscrire son action dans une logique de responsabilité historique, celle d’un dirigeant qui aura fait primer l’avenir des enfants gabonais sur les crispations du moment.

Si aucune décision officielle n’a encore été annoncée, cette hypothèse apparaît désormais comme l’un des scénarios les plus crédibles pour sortir de l’impasse actuelle. Un tel geste marquerait un tournant dans la gestion de la crise et offrirait une réelle chance de sauver l’année scolaire, dans un contexte où la défense de l’école gabonaise s’impose plus que jamais comme une urgence nationale.

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