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Écho du tribunal : Oyima sous le feu des 250 milliards volés à l’État par Ali Bongo.

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Le procès de l’ancienne Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba, et de son fils Noureddin, jugés par contumace pour détournement massif de fonds publics, révèle aujourd’hui une vérité qui pourrait ébranler tout le gouvernement : 250 milliards de francs CFA, provenant directement des caisses de l’État, auraient été déposés à la BGFI Bank, établissement alors dirigé par Henri-Claude Oyima, actuel ministre des Finances.

Le procureur a souligné l’ampleur du scandale en précisant qu’« même Omar Bongo n’avait jamais détenu autant d’argent dans une banque ». Cette déclaration, saisissante, confirme que ces sommes colossales ne relevaient ni d’un patrimoine privé, ni d’une gestion personnelle, mais bien d’un détournement organisé des fonds publics.

À l’époque des faits, Oyima, à la tête de la BGFI, avait une obligation légale stricte de vigilance et de signalement de tout mouvement suspect. Or, aucune alerte n’a été émise, laissant passer un montant qui dépasse l’entendement. Si les enquêtes établissent qu’il connaissait l’origine de ces fonds, il pourrait être poursuivi pour complicité de détournement, blanchiment et recel de biens publics, des infractions sévèrement sanctionnées par la loi gabonaise.

La question qui se pose désormais est simple : pourquoi Henri-Claude Oyima n’a-t-il pas été appelé à comparaître ? Comment un ministre des Finances cité dans un dossier d’une telle ampleur peut-il continuer à gérer les finances du pays sans être auditionné ? Le peuple gabonais observe et s’interroge, car le principe d’égalité devant la loi exige que chacun, qu’il soit puissant ou non, réponde de ses actes.

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Ce scandale n’est pas seulement un dossier judiciaire, il est un test pour le gouvernement de la Transition. Maintenir à son poste un ministre cité dans une affaire de détournement aussi colossal reviendrait à fragiliser toute l’autorité morale de l’État et à envoyer un signal de tolérance envers les complicités financières. Le Gabon ne peut prétendre se réinventer sur le silence des complices et la protection de ceux qui ont laissé l’argent du peuple disparaître dans des circuits opaques.

Les 250 milliards découverts à la BGFI ne sont pas seulement des chiffres : ils sont le symbole d’un système qui continue de défier la justice et la morale. La convocation d’Henri-Claude Oyima, qu’il s’agisse d’une audition ou d’une mise en examen, est désormais un impératif citoyen et républicain. La vérité ne peut attendre.

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