Ce jeudi, au quatrième jour du procès Bongo-Valatin, de nouveaux éléments explosifs ont été révélés. Lors de la présentation des faits concernant les accusations de détournement de fonds et de corruption, Yann Ngoulou et Cyriaque Mvourandjiami ont formellement reconnu avoir remis une valise de 500 millions de francs CFA à Monsieur Oyabi. Le but ? Corrompre les membres de la Commission Gabonaise Électorale (CGE) afin de truquer les résultats d’une élection, qui fut effectivement falsifiée, menant à la chute du régime d’Ali Bongo par l’intervention militaire.
La gravité de cette affaire ne peut être sous-estimée. Monsieur Oyabi n’apparaît pas ici comme un simple intermédiaire : il est un acteur clé dans un système de corruption qui a bafoué la démocratie et spolié le peuple gabonais. Cette somme colossale, confiée pour acheter des consciences et fausser les résultats, révèle l’ampleur du réseau de corruption qui gangrène les institutions du pays.
Alors que Yann Ngoulou et Cyriaque Mvourandjiami ont reconnu leur culpabilité, Monsieur Oyabi doit lui aussi être tenu pour responsable. La justice gabonaise se doit de répondre à une question centrale : qui paiera pour avoir permis la fraude et trahi le peuple gabonais ? Oyabi ne peut échapper à ses responsabilités. Il doit rembourser les fonds détournés, répondre des actes de corruption, et être sanctionné à la hauteur des dommages causés à la démocratie gabonaise.
Le message est sans équivoque : aucune figure, aussi influente soit-elle, ne peut se cacher derrière des complicités pour échapper à la justice. Le peuple gabonais exige que Monsieur Oyabi soit jugé et puni, car tant que de tels acteurs resteront impunis, la démocratie gabonaise restera gravement fragilisée.









