Dans une lettre du 21 septembre, la Cevaa invite les responsables de l’Église Évangélique du Gabon à renouer le dialogue et à éviter une aggravation des tensions.
Les tensions qui traversent l’Église Évangélique du Gabon (EEG) commencent à dépasser le cadre des querelles internes. Elles préoccupent désormais la Communauté d’Églises en Mission (Cevaa).
Dans une lettre adressée aux responsables de l’EEG, son président, le pasteur Tehuairii Pifao, appelle au dialogue, à la retenue et à la réconciliation.
Ce message intervient après les missions effectuées au Gabon par la secrétaire générale de la Cevaa, Claudia Schulz, et le conseiller exécutif Bernard Kopp.
La Cevaa encourage notamment les différents groupes de la région du Ntem à se parler à nouveau et à rechercher une issue dans un esprit de fraternité.
SORTIR DES AFFRONTEMENTS
Le ton du courrier se veut pastoral, mais le message est clair : il faut éviter que les désaccords autour des personnes et des responsabilités ne prennent le pas sur l’essentiel.
La Cevaa invite chacun à mesurer ses paroles et ses actes, afin de ne pas alimenter davantage les tensions.
Elle rappelle également que les statuts et règlements de l’EEG doivent servir de cadre pour régler les différends.
L’organisation précise toutefois qu’elle ne cherche pas à s’immiscer dans les affaires internes de l’Église. Elle se dit prête à accompagner les différentes parties, dans le respect de l’autonomie de l’EEG.
UNE QUESTION DE CONFIANCE
Au fond, le problème dépasse désormais les seuls protagonistes de la crise.
Lorsqu’une communauté religieuse se divise, c’est la confiance entre ses membres qui finit par être fragilisée.
C’est précisément ce que la Cevaa souhaite éviter en appelant au dialogue et à la réconciliation.
En citant l’apôtre Paul « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » elle rappelle que personne ne sort véritablement indemne d’une crise qui s’installe.
La balle est désormais dans le camp des responsables de l’EEG.
À eux de transformer l’appel au dialogue en actes et de démontrer que les désaccords peuvent être surmontés sans sacrifier l’unité de l’Église.






