Alors que des critiques de plus en plus virulentes visent depuis quelque temps Chamberland Moukouama, concepteur du concept « CASH », Geoffroy Foumboula Libeka Makosso monte au créneau pour défendre ce qu’il considère comme une démarche originale dans le paysage de la communication au Gabon.

Dans une tribune consacrée au sujet, l’acteur civique et de la démocratie participative dénonce ce qu’il qualifie de propos « non CASH » à l’encontre de Chamberland Moukouama. Pour lui, ces attaques illustrent une tendance bien connue dans le pays : celle qui consiste à chercher à dénigrer ou à fragiliser les personnes qui parviennent à se distinguer dans leur domaine.
« Le problème dans notre pays est cette passion à vouloir détruire ceux qui se distinguent », estime Geoffroy Foumboula, qui considère Chamberland Moukouama comme un professionnel de la communication dont le parcours mérite d’être regardé sous l’angle de la créativité plutôt que de la polémique.
L’auteur de la tribune tient notamment à distinguer la communication du journalisme. À ses yeux, Chamberland Moukouama serait avant tout « un génie de la Communication » et ses différentes initiatives témoigneraient d’une capacité à créer des concepts originaux et à susciter l’intérêt du public.
Geoffroy Foumboula revient ainsi sur trois concepts associés au communicateur. Il cite d’abord « Pluriel », qu’il présente comme l’une des émissions les plus attendues et les plus suivies de son époque. Il évoque ensuite « Surface », dont l’audience aurait été moindre, mais dont l’impact serait, selon lui, resté significatif.
Le troisième concept mis en avant est « CASH », aujourd’hui consacré notamment à la communication autour des activités du président de la République. Pour Geoffroy Foumboula, il convient de distinguer ce dispositif de la communication institutionnelle de la présidence, qui dispose de ses propres canaux.
Il estime que « CASH » a introduit une nouvelle manière de présenter les activités présidentielles, avec un format qu’il qualifie de direct et « sans filtre ». Une approche qu’il reconnaît lui-même comme risquée, mais qui, selon lui, aurait permis au concept de rencontrer une importante audience au Gabon comme à l’étranger.
« CASH a créé un nouveau mode de communication », affirme-t-il, considérant que ce format possède une identité propre et une capacité particulière à toucher les publics.
Face aux critiques dont Chamberland Moukouama fait l’objet, Geoffroy Foumboula appelle donc davantage à l’observation et à l’inspiration qu’au dénigrement. Pour lui, lorsqu’un professionnel parvient à imposer un concept identifiable et à capter l’attention du public, la démarche constructive devrait consister à analyser son expérience afin d’en tirer des enseignements et, éventuellement, à l’adapter à d’autres besoins.
« Au lieu de chercher à détruire, jalouser et dénigrer l’Homme, beaucoup gagneraient à faire preuve d’humilité pour s’en inspirer pour mieux l’adapter au besoin », écrit-il.
La sortie de Geoffroy Foumboula intervient également dans un contexte où certains militants et acteurs du débat public critiquent ouvertement le concept « CASH ». Il dit ne pas être surpris par ces réactions, qu’il inscrit dans ce qu’il considère comme une tendance plus générale à s’en prendre aux personnes qui se distinguent.
Sa tribune se termine sur une formule volontairement provocatrice, destinée à reprendre les codes du concept qu’il défend : « Agir ainsi n’est pas CASH, c’est de la sorcellerie CASH. »
À travers cette prise de position, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso entend ainsi remettre au centre du débat la question de la reconnaissance du travail et de l’innovation dans le domaine de la communication au Gabon, tout en appelant à davantage d’humilité face aux initiatives qui parviennent à se démarquer.






