Dans un Gabon où l’éducation devrait être la priorité nationale, il est ahurissant de constater à quel point les responsables se cachent derrière des manipulations médiatiques et des attaques personnelles pour éviter d’affronter la réalité. C’est ce qu’a récemment révélé Parfait MOUBAMBA, alias Bung Pinze, en dénonçant le véritable scandale que représente l’état du CES Raymond Bouckat de Mindoubé. Ce conseiller du ministre de la Culture, pourtant proche du pouvoir, a fait preuve d’un courage rare en exhibant les conditions déplorables dans lesquelles nos enfants sont censés apprendre. Mais au lieu de saluer son acte citoyen, des forces obscures, bien ancrées dans les coulisses du pouvoir, ont choisi de l’attaquer violemment.
Le constat est accablant : un établissement aux plafonds effondrés, des sanitaires hors d’usage, et des élèves contraints de faire leurs besoins en pleine nature, exposés à tous les dangers. Il ne s’agit pas là d’une vision apocalyptique, mais d’un état de fait auquel Bung Pinze a eu l’audace de faire face en publiant des photos saisissantes sur les réseaux sociaux. Son message est simple : il est de la responsabilité de chaque citoyen de dénoncer ces dérives pour que les autorités, si tant est qu’elles aient encore un sens de la responsabilité, prennent enfin conscience de la misère qui gangrène notre système éducatif.
Mais au lieu de s’attaquer aux causes réelles de cette catastrophe, certains médias ont immédiatement choisi la voie de la calomnie. Bung Pinze, qui se permet de rappeler une vérité gênante, devient la cible d’attaques virulentes, relayées par des voix infâmes comme celle de Crépin Ndong Mintsa, président de la Jeunesse Montante du Komo-Mondah, qui s’est fait une spécialité de défendre l’indéfendable. « La jeunesse consciente, arrière-garde politique de l’Estuaire, ne laissera pas un activiste semer la discorde », a-t-il osé déclarer. Un comble : défendre une ministre incompétente et un système qui laisse les enfants s’épanouir dans la misère, tout en insultant ceux qui osent mettre le doigt sur la plaie.
Ci-dessous , le constat amère de la situation actuelle du CES de Mindoubé fait par Bung Pinze
Pourquoi ce déchaînement médiatique contre celui qui dénonce la vérité, plutôt que contre ceux qui en sont responsables ? Une question qui ne trouve qu’une seule réponse : c’est la stratégie habituelle de diversion, visant à noyer le poisson et à protéger des ministres plus préoccupés par leur image que par l’avenir de ce pays. Ce n’est pas la première fois qu’une ministre de l’Éducation se cache derrière des campagnes médiatiques pour esquiver ses responsabilités. Dès qu’un scandale éclate, la méthode est la même : manipuler les médias, salir l’image de ceux qui parlent trop fort, et surtout, éviter de se confronter aux réalités qui choquent.
Bung Pinze n’a pourtant pas cédé. Il a choisi de ne pas se laisser intimider par ces attaques. Sa décision d’ester en justice contre les responsables de ces calomnies, y compris contre Crépin Ndong Mintsa, est une démarche exemplaire. Une démarche qui prouve que l’on ne peut pas, impunément, salir l’honneur d’un citoyen qui a osé montrer la vérité nue. Ce lundi 2 décembre, une plainte sera déposée. Et il semble que Bung Pinze connaisse parfaitement les manipulateurs de cette cabale.
Ce n’est pas seulement une question de diffamation, c’est une question de justice. Le Gabon mérite des dirigeants qui font face à leurs responsabilités et qui, au lieu de jouer avec la presse pour couvrir leurs erreurs, travaillent à améliorer la vie de leurs concitoyens. La vérité, aussi dure soit-elle, doit toujours primer. Nos enfants méritent mieux que des écoles délabrées et des ministres qui se cachent derrière des attaques personnelles pour protéger leurs petites habitudes. Il est grand temps de faire tomber les masques et de remettre la vérité au centre du débat.
L’avenir du Gabon ne peut être bâti sur des mensonges et des manipulations. Ce pays a besoin de leaders qui assument leurs échecs et qui, au lieu de se cacher derrière la calomnie, mettent en place des réformes réelles pour l’avenir de la jeunesse gabonaise.









