Derrière les murs de la Prison centrale, une inquiétude grandissante secoue les proches de l’activiste Bob Mengome, plus connu sous le nom de « Matricule 212 ». Depuis le mardi 2 juin 2026, ce dernier est hospitalisé d’urgence à l’Hôpital d’Instruction des Armées de Libreville après une nouvelle dégradation de son état de santé.
Selon des sources hospitalières et des proches de l’activiste, la situation serait suffisamment grave pour avoir nécessité son évacuation immédiate hors du milieu carcéral. À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite sur son état exact, alimentant les interrogations et les inquiétudes.
Pour sa famille, ce drame n’est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, Bob Mengome aurait multiplié les alertes sur la détérioration de sa santé. Souffrant notamment d’hypertension artérielle et d’autres pathologies nécessitant un suivi régulier, il aurait, selon ses proches, été confronté à des difficultés de prise en charge médicale pendant sa détention.
Des membres de son entourage rapportent qu’il aurait été victime à plusieurs reprises de crises d’étouffement, de malaises sévères et même de pertes de connaissance. Chaque épisode aurait constitué un signal d’alarme. Chaque alerte aurait été un avertissement. Aujourd’hui, ces avertissements semblent avoir laissé place à une véritable urgence médicale.

Avant son incarcération, l’activiste avait déjà connu plusieurs hospitalisations. Son état de santé était donc connu et documenté. Pourtant, quatre mois après son arrestation pour des faits liés à un supposé trouble à l’ordre public, il demeure en détention sans avoir encore été jugé.
Une question brûle désormais toutes les lèvres : fallait-il attendre qu’un homme s’effondre pour que son état de santé soit enfin pris au sérieux ?
Alors que Bob Mengome reçoit actuellement des soins à l’hôpital militaire, sa famille vit dans l’angoisse. Ses soutiens réclament des informations claires, de la transparence et des garanties sur sa prise en charge.
Au-delà du sort d’un homme, cette affaire relance le débat sur les conditions de détention et l’accès aux soins pour les personnes privées de liberté. Car lorsqu’un détenu est transporté en urgence à l’hôpital après des mois de plaintes sur son état de santé, une question demeure : s’agit-il d’un simple incident médical ou du symptôme d’un problème plus profond ?
Pour l’heure, le silence reste lourd. Très lourd. Et pendant que les autorités se taisent, une famille attend, suspendue aux nouvelles venant d’une chambre d’hôpital où se joue peut-être bien plus qu’une bataille contre la maladie.





