Le tournoi de football inter-établissements “Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA”, organisé par l’association Ticket Gagnant à Bitam, aurait dû être une célébration de la jeunesse, du talent et de la fraternité. Malheureusement, l’ouverture de cette compétition a été ternie par un incident regrettable qui démontre une fois de plus comment des considérations extra-sportives peuvent venir entacher des initiatives nobles.
Alors que le match d’ouverture entre le Lycée Évangélique Edzang Nkoulou et le Lycée Jésus-Marie battait son plein au stade Gaston Peyril, des responsables de cette enceinte sportive ont interrompu la rencontre, sous prétexte que le comité d’organisation n’aurait pas respecté toutes les procédures d’attribution du terrain. Une explication que rejettent fermement les organisateurs, qui y voient plutôt une manœuvre politique visant à fragiliser leur initiative. Le summum de cette situation ubuesque fut l’acte d’un des responsables de la gestion du stade, qui n’a pas hésité à stationner un véhicule sur l’aire de jeu pour empêcher la poursuite de la rencontre. Une image surréaliste, qui illustre l’incapacité de certains à faire passer l’intérêt général avant les querelles partisanes.
Ci-dessous , le véhicule stationné sur l’aire de jeu pour empêcher la poursuite de la rencontre.


Le sport a toujours été un facteur d’unité, de rassemblement et de dépassement de soi. Il transcende les clivages sociaux et politiques pour offrir à la jeunesse un espace d’expression, d’épanouissement et de discipline. Lorsque des événements sportifs sont pris en otage par des luttes de pouvoir, c’est la jeunesse qui en pâtit, et avec elle, toute une nation qui se prive des bienfaits de la cohésion sociale que le sport peut apporter.
Images de cette belle rencontre, perturbée par des querelles sans réel fondement.





Plutôt que de transformer un simple tournoi scolaire en un champ de bataille politique, les acteurs locaux, notamment les doyens de Bitam, doivent prendre leurs responsabilités et œuvrer pour le retour au calme. Il est impératif que la raison l’emporte sur la discorde, afin que cette compétition puisse aller à son terme dans un climat apaisé.
Le football, et le sport en général, ne doivent en aucun cas être instrumentalisés à des fins personnelles ou politiques. Il est du devoir de chacun de veiller à ce que ces espaces de convivialité et de fraternité restent intacts, pour le bien-être des jeunes et de toute la communauté. La balle est donc dans le camp des autorités locales : laisseront-elles une simple formalité administrative ruiner un événement aussi fédérateur, ou choisiront-elles la voie de l’apaisement et du bon sens ?









