Nouveau revers judiciaire pour Alain Claude Bilie-By-Nze. Ce vendredi 15 mai 2026, la Chambre d’accusation a confirmé la décision du juge d’instruction rejetant la demande de liberté provisoire introduite par les avocats de l’ancien chef du gouvernement.
Par cette décision, la juridiction d’appel valide donc la position du magistrat instructeur et maintient l’ancien Premier ministre en détention, malgré les recours engagés par sa défense. Une décision qui relance les interrogations autour de l’issue de cette procédure judiciaire devenue l’un des dossiers les plus sensibles du moment au Gabon.
Alors que les proches de l’ancien Premier ministre espéraient une issue favorable, la justice a choisi la fermeté. Reste désormais à savoir si les avocats de Alain Claude Bilie-By-Nze décideront de saisir la Cour de cassation dans les prochains jours pour tenter un ultime recours.
Mais au-delà de la seule bataille judiciaire, cette décision suscite déjà de vives réactions dans l’opinion. L’organisation SOS Prisonniers Gabon a salué ce qu’elle considère comme « un essor vers l’indépendance de la justice », estimant que cette affaire marque un tournant symbolique dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire gabonais.
Une déclaration forte qui risque d’alimenter davantage le débat entre ceux qui dénoncent une justice à géométrie variable et ceux qui voient, au contraire, dans cette décision, la volonté des juridictions gabonaises d’affirmer leur autonomie face aux figures politiques de premier plan.
Pour l’heure, Alain Claude Bilie-By-Nze reste détenu dans l’attente de la suite de la procédure, sous le regard attentif d’une opinion publique suspendue à chaque rebondissement.
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