Nouveau coup de tonnerre dans l’affaire des « biens mal acquis » en France.
Les avocats de l’État gabonais ont pris position en faveur du renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris d’Antoinette Sassou-Nguesso, épouse du président congolais Denis Sassou-Nguesso.
Dans une note de 53 pages, transmise le 8 septembre au juge d’instruction, les conseils de l’État gabonais soutiennent également le renvoi d’Omar-Denis Junior Bongo, fils de l’ancien président gabonais Omar Bongo.
Cette position intervient après les réquisitions du Parquet national financier français, qui avait demandé fin juillet le renvoi de 23 personnes physiques et morales dans le volet gabonais de cette vaste procédure.
Au cœur du dossier : le patrimoine immobilier acquis en France par des membres ou proches des familles au pouvoir au Gabon et au Congo.
Mais attention : renvoi ne signifie pas condamnation. La décision appartient désormais au juge d’instruction. Si celui-ci suit les réquisitions, ces personnalités pourraient être appelées à répondre de leur situation devant la justice française.
Une affaire judiciaire qui pourrait aussi avoir des répercussions politiques et diplomatiques en Afrique centrale.
À Paris, le dossier des « biens mal acquis » continue donc de faire trembler les palais.





