Quelques jours après sa nomination à la présidence du conseil d’administration (PCA) de l’École Préparatoire aux Carrières Administratives (EPCA), Annie-Léa Meye m’Obam est sortie de son silence. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, la personnalité politique, qui continue de se revendiquer de l’opposition, répond aux nombreuses réactions suscitées par sa désignation.
Elle explique avoir volontairement observé un temps de recul afin de prendre connaissance des nombreux messages, appels et commentaires ayant suivi l’annonce de sa nomination. Si beaucoup lui ont adressé leurs félicitations, d’autres ont exprimé leur incompréhension, voire leur désapprobation.
Certains internautes et militants l’accusent de s’être rapprochée du pouvoir, parlant de « transhumance politique », de « prostitution politique » ou encore de renoncement à ses idéaux. Des critiques qu’elle balaie d’un revers de la main.
Annie-Léa Meye m’Obam affirme n’avoir jamais renoncé à son engagement politique. Elle rappelle que l’ensemble de son parcours s’est construit dans l’opposition et assure que l’exercice d’une fonction publique ne saurait être assimilé à un abandon de ses convictions.
Dans son message, elle dénonce également ce qu’elle considère comme une forme d’hypocrisie de la part de certains donneurs de leçons. Selon elle, plusieurs de ceux qui la critiquent ont eux-mêmes construit leur carrière en servant l’État, tout en reprochant aujourd’hui à d’autres d’accepter une responsabilité publique.
L’opposante estime qu’il est temps de mettre fin à l’idée selon laquelle servir la République serait incompatible avec un engagement militant. Elle évoque le parcours de nombreux militants dont les carrières auraient été freinées ou sacrifiées en raison de leurs convictions politiques.
Par ailleurs, Annie-Léa Meye m’Obam dément catégoriquement les rumeurs faisant état de prétendues négociations ou d’arrangements politiques ayant précédé sa nomination. Selon elle, cette décision relève exclusivement de la volonté du Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement.
Elle lui adresse, à cette occasion, ses remerciements pour la confiance placée en sa personne, estimant que cette nomination lui rappelle avant tout son devoir d’agent public au service de l’État.
En conclusion, Annie-Léa Meye m’Obam remercie toutes celles et tous ceux qui l’ont soutenue au fil des années et affirme aborder cette nouvelle responsabilité avec détermination.
Cette déclaration relance un débat récurrent au Gabon : l’exercice d’une haute fonction au sein de l’État est-il nécessairement incompatible avec un engagement dans l’opposition ? Une question qui continue d’alimenter les discussions sur la scène politique gabonaise.





