L’affaire opposant Ndong Mboula à L’Oiseau Rare prend une nouvelle tournure. Daladier-Hubert Minang Fils, producteur de l’artiste Ndong Mboula, entend saisir la justice face à ce qu’il considère comme un plagiat manifeste de son produit.
Un proverbe fang résume cette situation : « Lorsque les enfants tuent un python en forêt, c’est leur python. Mais dès lors qu’ils l’amènent au village, il devient celui des vieux. » Une image qui illustre le changement de dimension pris par cette controverse musicale.
Depuis plusieurs jours, le nouveau titre de L’Oiseau Rare cumule des centaines de milliers de vues sur les plateformes numériques. Mais derrière ce succès se cache une polémique retentissante : à plusieurs reprises, l’artiste reprend dans sa chanson des éléments de l’œuvre de Ndong Mboula : « Sida la maladie inguérissable » , provoquant une vive indignation sur les réseaux sociaux.
Jusqu’ici très discret et réservé, Daladier-Hubert Minang Fils est resté loin et en retrait des débats. Mais la tournure prise par l’affaire, notamment les moqueries attribuées à L’Oiseau Rare envers son artiste Ndong Mboula, auraient fini par le faire sortir de sa réserve. Le producteur entend désormais engager une action en justice pour défendre ses intérêts.
Comme le rappelle le proverbe fang, ce qui semblait au départ être une affaire entre artistes prend désormais une autre dimension. Si la procédure annoncée se concrétise, cette affaire pourrait constituer un dossier marquant dans le débat sur la protection des droits d’auteurs musicaux au Gabon.
L’Oiseau Rare devra-t-il répondre devant la justice de cette controverse qui dépasse désormais le cadre des réseaux sociaux ?





