
“Tuer, torturer et repartir libre… Voilà ce que nous vivons aujourd’hui”. Ces mots, lourds de colère et d’amertume, viennent de M. Davy Slim Doufilou, frère aîné de feu le Second-Maître Jhoan BOUNDA.
La famille du militaire affirme avoir été frappée d’une “immense stupeur” en apprenant, ce lundi 14 juillet 2025, que les individus mis en cause dans le décès de Jhoan BOUNDA ont été remis en liberté provisoire. Selon les termes employés par la famille, ces personnes avaient reconnu leur implication dans des actes de torture ayant entraîné sa mort.

Pour les proches, il s’agit ni plus ni moins d’un “coup de poignard supplémentaire”, d’une décision judiciaire qu’ils perçoivent comme une “trahison et un profond mépris pour la vie humaine”.
Dans un courrier adressé à Maître Anges Kevin Nzigou, la famille exprime clairement sa position :
“Nous sommes choqués. Comment expliquer à ses enfants, laissés aujourd’hui orphelins, que ceux qui ont fait souffrir et mourir leur père dorment désormais chez eux, en liberté ? C’est inacceptable.”
“Une justice aveugle et sourde”, selon la famille
Par la voix de M. Davy Slim Doufilou, les proches du défunt dénoncent ce qu’ils qualifient de “dysfonctionnements judiciaires intolérables”. Ils demandent que la régularité de cette mise en liberté soit examinée dans les plus brefs délais et qu’en cas d’irrégularité, toutes les démarches nécessaires soient engagées afin que les mis en cause soient, selon eux, “sanctionnés à hauteur de leur acte”.
“Notre douleur est immense, mais notre silence serait une faute”, déclare la famille, qui affirme refuser de se taire face à ce qu’elle considère comme une “insulte directe à la mémoire de Jhoan BOUNDA et à sa carrière militaire”.
“Jhoan BOUNDA n’est pas mort pour rien”, répète la famille
Selon les proches du défunt, cette affaire ne concerne plus uniquement la famille BOUNDA. Elle concerne l’ensemble du pays. Ils estiment que laisser passer une telle situation serait un message dramatique envoyé à la société :
“Si cela reste ainsi, cela voudra dire qu’au Gabon, torturer un homme jusqu’à la mort ne coûte plus rien. Voilà ce que nous refusons.”
Jusqu’à présent, aucune explication officielle n’a été communiquée par les autorités judiciaires concernant cette mise en liberté provisoire. La rédaction reste disponible pour relayer toute réponse des tribunaux, des avocats ou des autorités compétentes.
En attendant, la famille du Second-Maître Jhoan BOUNDA continue de porter haut sa voix, au nom de la justice, de la mémoire et du respect des morts.











