Depuis plus de dix ans, les postiers gabonais subissent le même calvaire : des mois sans salaire, des paiements partiels et irréguliers, une humiliation qui les prive de toute dignité. Aujourd’hui encore, trois mois se sont écoulés sans la moindre rémunération. Trop, c’est trop : leur cri de détresse résonne comme une accusation contre l’État.
« Nous travaillons sans être payés, nos salaires bloqués, partiellement versés parfois, mais nous continuons à servir. » Ces mots sont ceux d’un postier en détresse, mais derrière eux résonne la voix de tout un corps de métier trahi par un système impitoyable.
Pendant que certains se gargarisent de richesse et d’opulence, les hommes et femmes qui tiennent la Nation debout sont enchaînés par l’injustice. Chaque jour, ils accueillent des fonctionnaires, encaissent des fonds publics, et rendent service à un pays qui, ironie cruelle, les laisse crever de faim.
« Monsieur le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, nous voulons voir notre dignité restaurée », implore ce postier. Ce cri de détresse n’est pas un simple appel : c’est un ultimatum moral. Combien de temps encore le Gabon acceptera-t-il que ses travailleurs soient humiliés au lieu d’être honorés ?
Gabonais, ouvrez les yeux ! Nos postiers nourrissent votre vie quotidienne et votre confort, mais que recevez-vous en retour ? Des excuses ? Des promesses vides ? Une injustice qui dure depuis plus d’une décennie ?
Le silence est complice. La passivité est un crime. Relayer ce message, c’est dire stop à l’injustice. C’est rappeler à l’État : un pays qui ne respecte pas ses travailleurs, ne respecte pas son peuple.
Il est temps de briser ces chaînes. Il est temps que la dignité des postiers gabonais cesse d’être un luxe et devienne un droit inaliénable.









