Le rideau est tombé. La voix de Kantin Minko s’est tue à jamais.
C’est à Oyem, ce mardi 8 juillet 2025, que l’artiste engagé et emblématique du nord du Gabon a rendu l’âme, vaincu par une longue maladie contre laquelle il se battait depuis plusieurs mois. Une nouvelle qui plonge le monde culturel gabonais dans une profonde tristesse.
Figure locale respectée, Kantin Minko n’était pas qu’un chanteur : il était une mémoire vivante, un conteur enraciné, un homme de culture. À travers ses textes, il avait su faire entendre la voix des humbles, valoriser les traditions fang à travers sa musique avec une rare justesse.
La musique gabonaise perd l’un de ses plus fervents ambassadeurs culturels. Le septentrion pleure un frère, un ami, un repère. Dans les rues de la ville, la nouvelle se répand comme une onde de choc. Partout, des larmes, des silences et des souvenirs.
Avec lui disparaît un pan entier de notre patrimoine immatériel, un homme dont les chansons, à la fois douces et militantes, résonnaient comme des appels à la dignité et à la conscience.
Parce qu’il était de ceux que l’on n’enterre jamais vraiment, nous nous engageons à garder vivante sa mémoire. Kantin Minko laisse une œuvre précieuse, un sillon creusé dans les cœurs. Son départ n’éteint pas sa lumière. Il la propage.
Repose en paix, cher frère. Le peuple gabonais ne t’oubliera pas. Le Gabon te salue.





