La ministre de la Communication, Laurence Ndong, semble avoir fait de la répression médiatique son sport favori. Après avoir eu des démêlés avec le journaliste Brice Ndong, elle s’attaque désormais à Rhonny Placide Obame, patron du journal satirique Super Star. Une convocation officielle, émise par Ngoyo Moussavou, président de la Haute Autorité de la Communication, a été adressée à ce dernier, l’invitant à se présenter ce jeudi 20 février pour s’expliquer sur une série d’articles jugés compromettants pour la ministre. Une nouvelle attaque frontale contre la liberté de la presse en pleine transition politique.
Fait troublant : même sous l’ère dictatoriale du régime déchu, aucun ministre de la Communication n’avait réagi avec autant de fébrilité face aux critiques de la presse. Pourtant, Laurence Ndong semble ne pas tolérer la moindre contestation. Pendant que le Président Oligui fait preuve d’un sang-froid exemplaire malgré les attaques incessantes qu’il subit sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, sa ministre de la Communication, elle, ne supporte pas la contradiction et engage un bras de fer personnel avec les journalistes.
A gauche , Le journaliste Rhonny Placide Obame , patron du groupe Super Star média . A droite Laurence Ndong , ministre en charge de la communication et de la presse .


Cette posture répressive est d’autant plus inquiétante qu’elle envoie un signal désastreux sur l’état de la liberté d’expression en période de transition. Une ministre qui se sent attaquée doit répondre par des arguments, non par des intimidations. Ce décalage entre la tolérance affichée par le chef de l’État et la susceptibilité extrême de Laurence Ndong jette une ombre sur la gestion de la communication gouvernementale. Faut-il rappeler que la presse a un rôle fondamental dans toute démocratie, y compris dans une transition censée favoriser l’ouverture et la transparence ?
Il est plus qu’urgent que la ministre de la Communication prenne conscience de la gravité de ses actes. En s’acharnant contre les journalistes, elle se positionne en ennemie de la liberté de la presse et s’éloigne dangereusement des principes démocratiques que prône la transition. Une affaire à suivre de très près.









