Le Comité de Transition et de Restauration des Institution CTRI vient de réhabiliter Rose Francine Rogombé en tant que troisième présidente de la République. Cette annonce marque un tournant significatif dans l’histoire politique du Gabon, rétablissant une figure marquante qui avait déjà assumé l’intérim présidentiel en 2009 lors du décès de Bongo Ondimba. À l’époque, elle présidait le Sénat avec distinction.
Cette initiative est saluée comme un pas important vers la réconciliation nationale et la justice sociale. Rose Francine Rogombé incarne non seulement la stabilité institutionnelle mais aussi une figure respectée pour son engagement envers le bien-être de la nation.
Pourtant, la réhabilitation de Rogombé ne devrait pas être considérée isolément, mais comme un élément d’un effort plus vaste pour corriger les injustices passées. En effet, la période du dictateur Ali Bongo a été marquée par des politiques oppressives, notamment le gel du recrutement dans la fonction publique pendant une décennie.
Cette politique a eu des conséquences dévastatrices pour la jeunesse gabonaise, créant des milliers de chômeurs et limitant les opportunités d’emploi pour une génération entière. Beaucoup de jeunes ont dépassé l’âge d’accès à la fonction publique pendant cette période de gel, les privant ainsi de leurs droits fondamentaux à l’éducation et à l’emploi.
Il est donc impératif que la réhabilitation de Rose Francine Rogombé soit accompagnée de mesures concrètes pour remédier aux injustices sociales persistantes. L’élargissement de cette initiative à la correction des erreurs passées, telles que le dégel du recrutement dans la fonction publique, est essentiel pour garantir une réelle justice sociale pour tous les Gabonais.
La réhabilitation de Rose Francine Rogombé est un moment de fierté pour le Gabon, marquant un retour à la dignité et à la légitimité démocratique. Cependant, pour que cette réhabilitation soit véritablement significative, elle doit s’accompagner d’actions tangibles pour corriger les injustices du passé et ouvrir la voie à un avenir plus juste et équitable pour tous les citoyens gabonais.









