Le 20 janvier 2025, Donald Trump a encore frappé. Dans un mouvement digne d’un joueur de damier au marché de Mont-Bouët, il a annoncé la suspension de l’aide étrangère des États-Unis pour une durée de 90 jours. Une décision qui fait grincer des dents à Kyiv et sourire jusqu’aux oreilles à Moscou. Car, oui, cette suspension inclut également l’aide cruciale destinée à l’Ukraine, plongée dans une lutte sans merci contre l’ogre russe. Poutine, lui, n’en espérait pas tant.
Avec 90 jours sans soutien américain, l’Ukraine se retrouve aussi démunie qu’un commerçant sans marchandises sur le marché de Douala. Cette aide était essentielle pour réapprovisionner ses troupes et maintenir la résistance face à la machine de guerre russe. De l’autre côté, Poutine doit déjà réunir ses généraux pour intensifier l’offensive. “Accélérez les manoeuvres, camarades !” Imagine-t-on le chef du Kremlin jubiler, voyant Washington ranger ses jouets pour trois mois. Il faut dire que ce timing est parfait : c’est pile ce qu’il fallait pour espérer une avancée éclatante sur le front ukrainien.
Pendant ce temps, l’Europe fait face à une réalité brutale. Privée de l’oncle Sam pour jouer au grand frère protecteur, elle ressemble à un poulet sans tête dans une basse-cour. Les chancelleries improvisent, mais soyons réalistes : face à l’ours russe, il faudra bien plus que des promesses et quelques euros pour tenir le choc. Les forces européennes pourront-elles combler le vide laissé par l’absence de l’Amérique ? Rien n’est moins sûr.
Pour Kyiv, la situation ressemble à une saison sèche sans pluie. Privés de soutien, les stocks d’armes ukrainiens fondent comme des glaces sous le soleil de Libreville, et les troupes risquent de se retrouver à court de matériel bien avant que Trump ne rouvre les vannes. Pendant ce temps, à Moscou, on prépare déjà des festivités dignes d’un carnaval à Rio pour célébrer cette pause providentielle.
Et Trump, dans tout ça ? Fidèle à son style, il semble savourer le chaos qu’il a semé. Pourquoi faire simple quand on peut transformer une situation complexe en un casse-tête diplomatique ? Certains y voient un coup de maître stratégique, d’autres une maladresse monumentale. Ce qui est sûr, c’est que ces 90 jours seront décisifs pour l’avenir de l’Ukraine. Poutine profitera-t-il de cette aubaine pour consolider ses positions et triompher sous les yeux impuissants des Occidentaux ? L’histoire nous le dira, mais une chose est certaine : ce pari de Trump fera parler de lui pendant longtemps.
