Ce que redoutent de plus en plus d’observateurs, c’est l’effet boomerang de ces frustrations accumulées.
Car l’histoire l’a démontré : lorsqu’on laisse s’installer l’injustice, le mépris et l’impunité, le jour finit toujours par se lever sur une colère que plus personne ne peut contrôler.
Le danger n’est pas seulement dans la rue. Il se loge dans les failles de l’État lui-même : décisions incohérentes, favoritisme visible, institutions encore fragiles, et un manque d’exemplarité qui interroge jusque dans les plus hautes sphères.
Chaque dérapage ignoré, chaque abus toléré, chaque privilège accordé au détriment de l’intérêt général creuse un peu plus l’écart entre gouvernants et gouvernés.
La transition est un moment précieux : elle devrait servir à reconstruire un contrat social clair, juste, et rassurant. Mais si les dirigeants ne montrent pas l’exemple, pourquoi le peuple continuerait-il de faire confiance ?
La stabilité politique ne peut reposer sur des slogans ou des cérémonies : elle repose sur la justice, l’équité, la transparence et la responsabilité.
Le Gabon n’a pas besoin de discours guerriers ni d’appels à l’affrontement. Il a besoin d’un avertissement lucide : la paix ne se décrète pas, elle se mérite.
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p class=”ql-align-justify”> La Transition sera jugée non pas sur les intentions, mais sur la capacité à protéger les plus faibles, à punir les dérives, et à replacer la dignité des citoyens au centre de l’action publique.
Car si l’État ferme les yeux aujourd’hui, ce sont les citoyens qui les ouvriront… demain.
Et ce réveil pourrait être brutal.







