Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système foncier. Réunis en séance plénière, les députés ont adopté à l’unanimité une réforme visant à renforcer la transparence et la sécurité juridique dans le secteur du foncier.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par de nombreuses plaintes de citoyens. Depuis l’accession au pouvoir du président Brice Clotaire Oligui Nguema, de nombreux Gabonais ont dénoncé des expropriations jugées abusives, des conflits de propriété et l’obtention frauduleuse de titres fonciers. Des familles entières se sont retrouvées plongées dans l’incertitude, parfois après avoir investi toutes leurs économies dans l’acquisition d’un terrain ou d’un bien immobilier.
Au fil des mois, les témoignages de victimes se sont multipliés à travers le pays, au point que certains observateurs n’ont pas hésité à comparer la situation à une véritable bataille foncière où les plus faibles semblaient souvent démunis face à des réseaux soupçonnés de profiter des failles du système. Les larmes, la colère et le sentiment d’injustice ont ainsi jalonné le parcours de la Transition sur cette question particulièrement sensible.

Face à cette réalité, le vote unanime des députés apparaît comme un signal fort. En décidant de permettre l’annulation des titres fonciers acquis illégalement et en prévoyant des sanctions contre les agents impliqués dans des pratiques frauduleuses, les parlementaires ont choisi de répondre à une préoccupation majeure de la population. Pour beaucoup, ils se sont finalement rangés du côté du peuple en apportant une réponse législative à un problème qui affecte depuis des années la vie de nombreux citoyens.
Autre mesure phare : la mise en place d’une caution foncière souveraine. Ce mécanisme vise à renforcer la confiance des établissements bancaires dans les opérations foncières tout en offrant davantage de garanties aux acquéreurs de biens immobiliers.


À travers cette réforme, les autorités entendent assainir la gestion du foncier, sécuriser les investissements et restaurer la confiance des citoyens dans les procédures d’accès à la propriété. Une évolution présentée comme un levier important pour le développement économique et la consolidation de l’État de droit.





