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Taxes sur l'habitation : quand les activistes de la faim viennent gâter le débat.

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Le débat sur la taxe d’habitation au Gabon aurait pu être sérieux, utile, presque pédagogique. Mais non. Certains pseudo-activistes ont préféré transformer un sujet technique en stand-up politique, un petit spectacle pour amuser leur audience, au détriment de la rigueur et du bon sens.

Ces intervenants, autoproclamés experts, parlent avec une assurance inversement proportionnelle à leur compréhension du sujet. Comme le souligne David Zang Mengue dans une réflexion lumineuse sur ces nouveaux gourous de la fiscalité improvisée, l’économie politique n’est pas une cour de récréation. Elle exige méthode, chiffres, logique et un minimum de réflexion. Mais sur les réseaux sociaux, tout cela disparaît : les “activistes” se contentent de slogans faciles, de comparaisons douteuses et de discours creux qu’ils espèrent faire passer pour de la science.

Le plus triste ou le plus grotesque c’est que ces sorties surviennent alors même que le Président Oligui Nguema traverse une période personnelle douloureuse. Au lieu d’adopter une retenue élémentaire, certains préfèrent profiter de la brèche pour agiter le débat, ajouter de la confusion au chaos et irriter une opinion publique déjà excédée. L’auteur les surnomme avec humour les « activistes gastriques », tellement avides de visibilité qu’ils en oublient le fond du sujet.

Parler, rappelle-t-il, est un art. On ne devient pas analyste en déclenchant un live ou en lisant trois chiffres au hasard. Sans rigueur, la parole publique devient un théâtre de marionnettes où s’applaudissent des certitudes vides et des arguments bricolés à la hâte.

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Sous la Ve République, avertit David Zang Mengue, cette improvisation permanente n’a pas sa place. Les questions fiscales sensibles méritent des explications sérieuses, produites par ceux qui connaissent le terrain : économistes, statisticiens, sociologues, institutions spécialisées. Et pour éviter de nouvelles cacophonies, le Président aurait tout intérêt à s’entourer de véritables experts, capables de l’éclairer et de restaurer la confiance du peuple gabonais.

Car, conclut-il, le Gabon mérite mieux que le bruit et les gesticulations : il mérite des réponses claires, crédibles et solides pour sortir enfin de l’ennui, du vice et du besoin.

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