Depuis plus de deux mois, les relations entre Gabonais et Béninois résident sur notre sol se détériorent de jour en jour. Tout a commencé lorsque l’État gabonais a pris une décision claire : prioriser les Gabonais dans certaines activités informelles, jusque-là dominées par des expatriés. Une mesure de protectionnisme économique logique, visant à réduire le chômage et à offrir aux Gabonais la possibilité de s’insérer dans un secteur longtemps réservé aux étrangers. Une pratique courante partout en Afrique, mais qui, curieusement, provoque aujourd’hui une indignation démesurée de la part des Béninois installés au Gabon.
Face à cette décision, certains Béninois n’ont pas hésité à passer à l’attaque. Les insultes, injures et autres outrages envers le Gabon, son président et son peuple se multiplient sur les réseaux sociaux, et parfois même dans les rues. Et comme on pouvait s’y attendre, les Gabonais réagissent à leur tour, et la tension monte dangereusement malgré les tentatives de dialogue entre autorités gabonaises et béninoises.
Le point culminant de cette crise est survenu ce matin avec la diffusion d’un visuel d’une violence symbolique inouïe : un chien dessiné aux couleurs du Bénin en train de déféquer dans la bouche d’un homme portant les couleurs du Gabon. L’image, clairement destinée à humilier et provoquer, a créé un véritable scandale. Même les Gabonais habituellement indifférents à ce conflit ont été choqués par un tel manque de respect et une atteinte directe à la dignité nationale.
Décryptons la gravité de ce visuel : il ne s’agit pas d’un simple dessin provocateur. Il représente une véritable insulte à l’honneur du Gabon et à son peuple. Il symbolise une volonté de domination, d’humiliation et de mépris, ce qui est inacceptable pour tout citoyen attaché à sa patrie. Laisser passer ce genre de provocation serait un signal extrêmement dangereux, susceptible de provoquer des réactions incontrôlables.
Pour la majorité des Gabonais, la réponse est claire : il est désormais urgent de rapatrier tous les Béninois en situation irrégulière et, plus largement, d’envisager un rappel de tous les ressortissants béninois. Dans le même temps, il est tout aussi logique de veiller au retour des Gabonais présents au Bénin. Cette crise n’est pas une question de caprice, mais de dignité nationale et de sécurité sociale.
Les autorités gabonaises doivent réagir avec fermeté et rapidité. Ignorer ces attaques, c’est risquer de voir une situation totalement incontrôlable se développer, avec des conséquences graves pour la stabilité sociale et la cohésion nationale. Il est temps de protéger le Gabon et ses citoyens contre les provocations étrangères.









