Le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, venait à peine d’être félicité pour son courage et son sens du patriotisme lorsqu’une mesure historique a été annoncée : à compter de la fin de ce mois, tous les postes en stations-service et les fonctions de conducteurs de produits pétroliers blancs seront exclusivement réservés aux Gabonais, créant près de 9 000 emplois.

Cette initiative, saluée par de nombreux Gabonais, vise à donner la priorité à la jeunesse et à la main-d’œuvre nationale, rompant avec des décennies de pratiques néfastes dans le secteur pétrolier. Avec cette décision, Sosthène Nguema Nguema apparaît comme un ministre déterminé à défendre les intérêts du peuple.
Mais à peine cette mesure annoncée, une autre nouvelle inquiète : l’État met fin à la subvention sur les produits pétroliers. Selon les experts, cela pourrait provoquer une flambée des prix du carburant, du transport, de l’électricité et de nombreux produits de première nécessité. À cela s’ajoute le dépôt d’un préavis de grève générale par les trois syndicats du secteur pétrolier, qui dénoncent l’incapacité de l’État à restaurer une indépendance durable dans ce domaine depuis plus de vingt ans.
Le choc est immense pour la population. Après l’éviction du système Bongo, les Gabonais constatent avec amertume que les mécanismes économiques fragiles continuent de peser sur le bas-peuple, déjà éprouvé par la crise et la pauvreté.
Pour autant, Sosthène Nguema Nguema ne doit pas être remis en cause dans son intégrité et sa volonté de servir le peuple. Même si la suppression des subventions n’est pas directement de son fait, il est désormais le visage de cette mesure, et le peuple attend de lui qu’il veille à atténuer les effets sur les ménages et à protéger les plus vulnérables.
Les Gabonais espèrent que Sosthène Nguema Nguema saura trouver un équilibre, maintenir son image de patriote et continuer à défendre les intérêts du pays, comme il l’a toujours fait. Le peuple a les yeux tournés vers lui : il attend que cette bombe économique soit maîtrisée et que le progrès reste au service de chaque Gabonais.









