Le climat social se dégrade dangereusement dans le secteur pétrolier. À six jours de l’échéance fatidique du 30 décembre 2025, les travailleurs brandissent la menace d’une grève illimitée, faute de réponses concrètes à leurs revendications pourtant anciennes et clairement formulées.
Au cœur de la contestation : la précarité de l’emploi, des salaires jugés indignes, l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation du statut des agents et surtout le non-respect des engagements pris lors des précédentes négociations avec les autorités et les entreprises du secteur.
« Il est inadmissible qu’un problème qui devait être réglé depuis longtemps soit encore rangé dans les tiroirs de l’oubli. C’est comme s’il n’y avait pas de réelle volonté politique de résoudre ce contentieux, alors que tout est clair », déplore un représentant des travailleurs.
Selon les syndicalistes, des délais ont été fixés à plusieurs reprises, sans jamais être respectés. Pire encore, ils rappellent que les ministres avaient reçu instruction du Président de la République de régler définitivement cette situation avant le 31 janvier 2025, afin qu’en 2026, la question de la précarité dans le secteur pétrolier ne se pose plus.
« Cela signifiait qu’il ne devait plus y avoir de salaires de misère ni d’emplois précaires dans le secteur pétrolier. Mais aujourd’hui, à quelques jours du 30 décembre, rien n’a été fait », dénoncent-ils.
La colère ne concerne pas uniquement les agents en activité. Des retraités du secteur sortent également du silence, dénonçant des pensions dérisoires et des cotisations incomplètes malgré des décennies de travail.
« J’ai travaillé vingt ans dans le secteur, mais seulement quinze ans ont été cotisés. Les cinq autres années, personne ne sait où elles sont passées », témoigne un ancien agent.
Pour ces retraités, le combat dépasse leur situation personnelle.
« Si nous nous battons aujourd’hui, ce n’est pas pour nous, mais pour nos enfants. J’ai vu des jeunes commencer avec moi et ils risquent de finir dans la même précarité », alertent-ils, appelant à un changement profond et durable.
Une grève illimitée du secteur pétrolier pourrait avoir des répercussions majeures sur la production nationale et l’approvisionnement en hydrocarbures, dans un contexte économique et énergétique déjà fragile pour le pays.
En attendant d’éventuelles avancées, les travailleurs maintiennent la pression et préviennent : sans décision concrète avant la fin du mois, le mot d’ordre de grève sera appliqué sans recul.
Le compte à rebours est désormais lancé.






