Le Gabon a décidé de réorganiser l’exercice de certaines activités stratégiques sur son territoire, en les réservant prioritairement à ses nationaux. Une décision juste, légitime et conforme aux pratiques observées dans de nombreux pays, y compris chez ceux qui crient aujourd’hui au scandale. Car partout ailleurs, protéger les secteurs vitaux, réguler la présence étrangère et imposer le respect des lois nationales est une évidence. Sauf, apparemment, lorsque le Gabon choisit enfin de le faire.
Notre pays n’a jamais été hostile à l’étranger. Bien au contraire, nous avons été l’un des rares États au monde à dépasser le seuil de tolérance en matière d’accueil et d’intégration. Nous avons ouvert nos portes, offert des emplois, des responsabilités administratives, et même des postes ministériels à des ressortissants venus d’ailleurs. Pourtant, en retour, que récoltons-nous ? Des crimes organisés, du grand banditisme, du trafic illicite, des crimes rituels, des arnaques financières de grande envergure… autant de maux dont les auteurs sont, dans leur immense majorité, des ressortissants d’Afrique de l’Ouest.
Face à cette réalité, l’État gabonais n’a plus d’autre choix que de reprendre la main, protéger ses citoyens et restaurer l’ordre dans ses marchés, ses commerces et ses quartiers. Mais au lieu de saluer cette volonté de mettre fin au désordre, c’est un seul pays qui s’agite : le Bénin. Ni le Sénégal, ni le Mali, ni le Burkina Faso, ni aucun autre ne s’offusque. Pourquoi donc le Bénin s’érige-t-il en victime ? Pourquoi cette agitation soudaine ?
Le Gabon est souverain et n’a pas vocation à courber l’échine devant les injonctions d’un pays tiers. Nous ne faisons qu’appliquer ce qui se pratique partout ailleurs : chez soi, on fixe les règles. Les ressortissants étrangers qui souhaitent vivre et travailler au Gabon sont les bienvenus, mais à condition de respecter nos lois, nos coutumes et notre ordre public. Ceux qui refusent ces principes élémentaires doivent savoir qu’ils ne trouveront plus ici un terrain d’impunité.
La restauration de la dignité nationale est en marche. Le temps de la naïveté est terminé. Et si cela déplaît à certains gouvernements étrangers, libre à eux de rappeler leurs citoyens. Le Gabon, lui, continuera sur cette voie pour ses enfants, pour sa souveraineté, et pour l’honneur de sa patrie.
Honneur et fidélité à la patrie !
