Il y a des critiques qui éclairent et d’autres qui aveuglent. Depuis quelques jours, un vacarme orchestré par certains activistes et intellectuels étrangers tente de jeter l’opprobre sur le Gabon et son Président, Brice Clotaire Oligui Nguema. Parmi eux, le Pr Francklin Nyamsi, fidèle à son penchant pour la provocation, a choisi de transformer un simple débat de souveraineté économique en réquisitoire contre un pays entier. Mais face à cette avalanche de jugements biaisés, une voix gabonaise s’élève : celle du Dr Ndoutoume Ngome. Avec rigueur et fermeté, il rappelle que la haine ne peut remplacer la raison et que le Gabon n’a pas de leçons à recevoir de ceux qui ferment les yeux sur leurs propres réalités.
La tribune du Dr Ndoutoume Ngome
Depuis quelques jours, le Gabon est la cible d’attaques venues d’activistes, d’acteurs politiques et d’intellectuels étrangers. Deux événements en sont à l’origine : l’incident de Lambaréné entre l’influenceuse Tata Bertille et les autorités municipales au sujet de l’attribution des étals du marché local à des commerçantes étrangères, et les mesures arrêtées lors du Conseil des ministres du 12 août 2025 interdisant à tout étranger l’accès à certains petits commerces sans enregistrement préalable.
De Lambaréné à Cotonou : la polémique enflamme les réseaux
L’affaire, d’abord locale, a vite pris une tournure nationale et internationale. Tata Bertille, soutenue par l’activiste Éric Otsetsé, a dénoncé ce qu’elle considère comme une injustice faite aux commerçantes gabonaises. Sur les réseaux sociaux, les débats ont dégénéré en affrontements verbaux entre Gabonais et Béninois, certains internautes du Bénin allant jusqu’à traiter les Gabonais de « fainéants » et évoquer une possible « invasion » du Gabon.
Face à cette dérive, le gouvernement béninois a réagi officiellement le 14 août, dénonçant des « menaces et intimidations » contre ses ressortissants à Lambaréné et annonçant des mesures de protection. Ces accusations, relayées sans preuve, sont non seulement infondées, mais relèvent aussi de l’irresponsabilité diplomatique. Aucun Béninois n’a été inquiété au Gabon pour des raisons de nationalité. Pays hospitalier par excellence, le Gabon continue d’assurer la sécurité de tous les étrangers établis sur son sol.
Une mesure de souveraineté, pas de xénophobie
La décision du gouvernement gabonais de réserver certains secteurs économiques aux nationaux s’inscrit dans un principe universel de souveraineté économique. Le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Nigeria, l’Angola ou encore la Guinée équatoriale appliquent déjà de telles restrictions. Pourquoi donc crier au scandale lorsqu’il s’agit du Gabon ?
La vérité est simple : le Gabon n’a fait qu’appliquer ce qui se pratique partout ailleurs, afin de redonner à ses citoyens la priorité dans un secteur informel largement accaparé par des étrangers. Cette revendication n’a rien de xénophobe : elle est légitime, pacifique et conforme aux usages internationaux.
La condescendance de Francklin Nyamsi
C’est ici que se situe l’aveuglement de Francklin Nyamsi. Avec une constance déconcertante, ce professeur camerounais s’acharne à présenter le Président Brice Clotaire Oligui Nguema comme un chef fermé, rétrograde et hostile aux étrangers. Pourtant, les faits contredisent son discours. Le Gabon a toujours été une terre d’accueil, au point de dépasser le seuil internationalement admis de tolérance migratoire, avec près de 20 % de sa population constituée d’étrangers en 2024.
La condescendance du Pr Nyamsi vis-à-vis du Gabon semble surtout ignorer une réalité dérangeante : le retournement de situation que peu d’observateurs avaient anticipé dans les relations économiques entre le Gabon et le Cameroun.
En effet, en l’espace de quelques années, le Gabon a pris l’ascendant sur le Cameroun dans leurs échanges commerciaux bilatéraux. À contre-courant de l’image traditionnelle d’un Cameroun dominant économiquement la sous-région, c’est aujourd’hui le Gabon qui, chiffres à l’appui, s’impose comme le principal fournisseur du Cameroun au sein de la CEMAC.
Les statistiques récentes sont sans appel : entre 2019 et 2023, le Gabon a exporté vers le Cameroun 214 400 tonnes de marchandises pour une valeur cumulée de 143,9 milliards de francs CFA. En 2022, il a vendu pour 58 milliards de produits à son voisin, contre seulement 25,2 milliards d’importations, creusant ainsi un déficit commercial de 32,8 milliards de francs CFA pour Yaoundé.
Ce basculement repose sur deux piliers :
- la montée en puissance de l’agro-industrie gabonaise, notamment dans la filière huile de palme (de 70 300 tonnes en 2020 à près de 130 000 tonnes en 2024) ;
- la stratégie nationale de transformation du bois, qui fait du Gabon un champion régional avec 69 % du bois transformé sur place, dont une part importante alimente le marché camerounais.
Derrière ces chiffres, une leçon s’impose : le Gabon n’est plus ce petit frère discret des échanges régionaux. Il s’affirme, méthodiquement, comme un acteur stratégique et structurant de la nouvelle économie sous-régionale.
Un discours biaisé qui relève de l’obsession
Accuser le Président Oligui Nguema de xénophobie ou d’apartheid économique est donc une pure manipulation. Le véritable problème est ailleurs : pourquoi Francklin Nyamsi transforme-t-il chaque décision gabonaise en procès à charge ? Depuis le début de la transition, il n’a jamais salué une seule initiative du chef de l’État gabonais. Cet acharnement finit par ressembler à de la haine personnelle.
Mais que ce professeur se rassure : seuls comptent les avis des Gabonais sur la politique menée par leur Président. Le Gabon est un État souverain. Il protège ses citoyens, fixe ses règles économiques et ne saurait courber l’échine devant les injonctions d’un intellectuel étranger, fut-il bruyant.
Ce que démontre cette tribune est limpide : le Gabon ne cède pas au caprice d’un panafricanisme de façade, encore moins aux injonctions d’intellectuels en mal de tribune. En protégeant ses marchés et ses citoyens, il ne fait que ce que font tous les États responsables. La vérité est là, brutale : les attaques répétées de Francklin Nyamsi relèvent moins d’une analyse objective que d’une obsession maladive contre Brice Clotaire Oligui Nguema.
Notre journal le dit sans détour : le Gabon est souverain. Il choisit ses règles, il trace sa route, et il n’a pas à s’excuser d’exister ni à se justifier de défendre l’intérêt des Gabonais d’abord. Le reste n’est que bruit.






