En politique, l’invective peut faire illusion un temps, mais elle finit toujours par appeler la confrontation avec les faits. En s’attaquant publiquement au Professeur Moulengui Boukosso Vincent, Président et Porte-parole de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR), Pierre Claver Maganga Moussavou pensait sans doute marquer les esprits par la provocation.
- DROIT DE RÉPONSE – COALITION POUR LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (CNR)
- 1. Sur votre parcours politique
- 2. Sur vos allégations concernant le Professeur Moulengui Boukosso Vincent
- 3. Parcours académique et professionnel du Professeur Moulengui Boukosso Vincent
- 4. Engagement de la CNR pour la vérité et la justice
- 5. Votre haine viscérale et votre manque de crédibilité
- 6. Conclusion
C’était sans compter sur la réponse méthodique, documentée et implacable de la CNR.
Fidèle à sa ligne éditoriale de transparence et de respect du droit de réponse, Magazine Super Star publie intégralement la mise au point officielle de la CNR, transmise à la suite des propos tenus le 18 décembre 2025 relayés sur ce notre média.
DROIT DE RÉPONSE – COALITION POUR LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (CNR)
À l’attention de Monsieur Pierre Claver Maganga Moussavou
Objet : Réponse de la CNR aux propos tenus par M. Maganga Moussavou
Libreville, le 20 décembre 2025
Monsieur Maganga Moussavou,
La Coalition pour la Nouvelle République (CNR) prend acte de votre intervention du 18 décembre 2025 sur le Journal Magazine Super Star, au cours de laquelle vous avez tenu des propos injurieux à l’encontre du Professeur Moulengui Boukosso Vincent, Président en exercice de la CNR et Porte-parole.
La CNR se voit donc contrainte de répondre à vos attaques infondées.
1. Sur votre parcours politique
Monsieur Maganga Moussavou, la CNR constate que vous vous êtes présenté à plusieurs reprises à l’élection présidentielle au Gabon. À chacune de vos tentatives, vous n’avez jamais franchi le seuil des 5 % des suffrages exprimés. Aujourd’hui, la CNR est convaincue que votre épaisseur politique ne dépassera jamais ce niveau, et qu’elle est même en déclin.
Votre comportement frivole et irresponsable, observé de longue date, a permis aux Gabonais de comprendre que vous êtes très loin d’incarner les qualités d’un Homme d’État. Et vous ne le serez jamais.
2. Sur vos allégations concernant le Professeur Moulengui Boukosso Vincent
Vous êtes, dit-on, docteur d’État. Mais vous et nous, en nous regardant dans les yeux, savons par quels moyens vous avez obtenu ce titre. La CNR refuse de s’abaisser à des révélations mesquines et vulgaires sur ce sujet.
Nous nous contenterons de vous rappeler quelques vérités élémentaires :
- Conformément au décret 000866/PR/MES/MFP fixant le statut particulier des personnels enseignants de l’enseignement supérieur, l’accès au grade de professeur se fait par deux voies :
- Être inscrit sur la liste d’aptitude aux fonctions de professeur établie par le CAMES.
- Avoir atteint le dernier échelon du grade de maître de conférences depuis au moins deux ans.
C’est sur la base de cette deuxième voie que Monsieur Moulengui Boukosso Vincent a accédé au grade de professeur, conformément à l’article 28 du décret sus-cité.
3. Parcours académique et professionnel du Professeur Moulengui Boukosso Vincent
Pour vous renseigner sur le parcours réel de celui que vous tentez de dénigrer, sachez que :
- Monsieur Moulengui Boukosso Vincent a été recruté à l’UOB le 1er octobre 1981, où il a ouvert les enseignements de démogéographie et de cartographie thématique, inexistants avant son arrivée.
- Il a été successivement :
- Chef du département de géographie pendant 5 ans ;
- Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines pendant 7 ans ;
- Ministre de l’Enseignement supérieur pendant 4 ans (2002–2006).
- Il a dirigé plus de 100 mémoires de maîtrise sur la population du Gabon, publié plus de 10 articles scientifiques individuels dans des revues internationales et plus de 10 articles collectifs dans des revues prestigieuses.
- Il a assuré des enseignements de cartographie comme professeur invité à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, et participé à plusieurs colloques scientifiques à Yamoussoukro, Dakar, Paris, Halifax (Canada), entre autres.
- Il a formé de nombreux jeunes Gabonais aujourd’hui Maîtres de conférences au département de géographie de l’UOB.
Avez-vous un parcours aussi riche et honorable ?
4. Engagement de la CNR pour la vérité et la justice
La CNR réaffirme son engagement à œuvrer pour la mise en place d’une Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation sur l’ensemble du territoire gabonais.
Elle informera régulièrement les Gabonais sur les responsabilités ayant plongé le pays dans la crise depuis l’AVC du Président Ali Bongo Ondimba.
Trois hautes personnalités de l’époque, revenues du Maroc après avoir rencontré le Président convalescent, ont choisi de dissimuler la réalité au peuple gabonais :
- le Président de la Cour constitutionnelle,
- le Vice-Président de la République,
- le Premier ministre, Chef du gouvernement.
5. Votre haine viscérale et votre manque de crédibilité
Votre animosité envers le Professeur Moulengui Boukosso Vincent s’explique par le fait que, originaire de la Ngounié comme vous et lié à vous par certaines parentés, vous espériez qu’il étouffe au sein de la CNR l’exigence de cette Commission que vous redoutez tant.
Les Gabonais ont pu constater récemment à la télévision votre incapacité à répondre aux accusations de Georges Mpaga, qui vous a reproché votre rôle déloyal envers le peuple et nuisible à la nation.
Détrompez-vous : le Professeur Moulengui Boukosso Vincent n’est pas seul à la CNR, et la CNR n’est pas sa propriété, contrairement au PSD, que vous gérez comme un parti-famille.
6. Conclusion
La CNR a besoin d’alliés sincères, courageux, dignes et patriotes, pour qui la priorité absolue demeure le Gabon et son peuple.
Vous, Monsieur Maganga Moussavou, êtes très loin d’incarner ces valeurs.
Sachez désormais que votre quiétude est menacée. Oui, menacée, car la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, que vous exécrez, avance à pas de géant.
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p class=”ql-align-justify”>La Coalition pour la Nouvelle République (CNR)
Au-delà de l’échange virulent, cette séquence politique met en lumière une réalité que les Gabonais observent depuis des années : les invectives ne remplacent ni le bilan, ni la crédibilité, ni la mémoire collective.
En choisissant de répondre point par point, la CNR assume un pari risqué mais clair : celui de la vérité exposée, des responsabilités rappelées et d’un débat désormais posé sur le terrain de l’histoire, et non de l’émotion.
Magazine Super Star, en publiant ce droit de réponse dans son intégralité, ne prend pas parti : il donne à voir, il donne à lire, et il laisse le peuple juger.
Car en République, tôt ou tard, les mots finissent toujours par rencontrer les chiffres… et parfois, les fameux












