Un scandale d’une gravité inouïe secoue le Gabon : le phénomène des « placements » la prostitution organisée de jeunes filles, souvent mineure dépasse l’imaginable. Livrées à des actes humiliants et dégradants, certaines sont contraintes à subir des pratiques extrêmes, allant jusqu’à l’urination et la défécation sur leur propre personne, le tout pour des sommes d’argent exorbitantes.
Les vidéos et témoignages qui circulent dévoilent une réalité insoutenable : la dignité humaine y est piétinée, transformée en marchandise, et l’argent devient le seul langage. Derrière ce commerce de l’horreur, des réseaux bien organisés tirent profit de la vulnérabilité des jeunes, opérant en toute impunité. Le récent démantèlement d’un réseau à Libreville ne doit pas masquer l’ampleur du phénomène : lorsqu’un crime de cette envergure reste impuni, il est légitime de soupçonner que des puissants, tapis dans l’ombre du pouvoir, en tirent profit ou assurent leur protection.
L’indifférence des forces de l’ordre DGSS, DGR, Police judiciaire est proprement scandaleuse. Leur passivité face à ces atrocités n’est pas seulement incompréhensible : elle est coupable. Chaque minute où la justice se tait, chaque silence des autorités laisse nos enfants exposés, humilie toute la jeunesse féminine et ternit l’image du Gabon sur la scène internationale.
Les ONG spécialisées dans la protection des mineurs appellent à une réaction immédiate, mais tant que la justice et le pouvoir resteront sourds et muets, le chaos moral et social s’étendra. Ce scandale n’est pas un simple problème de mœurs : c’est une alerte rouge sur la santé morale et institutionnelle du pays.
Le Gabon ne peut plus fermer les yeux. Il est temps de briser le silence, de traquer les coupables quels que soient leur rang ou leur influence et d’exiger des comptes à ceux qui, par action ou par silence, permettent que l’horreur continue. La dignité humaine n’est pas négociable. Nos enfants ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de l’impunité.
