C’est officiel : les enseignants viennent de sortir le fameux carnet de correspondance du gouvernement. Réunis en assemblée générale, les délégués des établissements de Libreville et de l’intérieur du pays ont décidé, à l’unanimité, de déposer ce jeudi 4 septembre 2025 un préavis de grève au Cabinet de Madame le Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume.
Au programme des doléances, deux leçons que la Ministre semble avoir séchées depuis bien longtemps :
- Régularisation des situations administratives avec effets de soldes : les enseignants attendent encore leurs dus, pendant que les couloirs ministériels font écho de promesses jamais tenues.
- Nomination des chefs d’établissements : des centaines d’écoles fonctionnent toujours sans capitaines, comme des classes laissées en auto-surveillance.
Face à cela, les enseignants ont choisi la sanction pédagogique : Camélia Ntoutoume est désormais sommée de copier 100 fois, à la craie ou au stylo rouge, la phrase suivante :
« Je respecterai les enseignants. Je respecterai les enseignants. Je respecterai les enseignants… »
La scène frôle la caricature : d’un côté, des professeurs qui, malgré des conditions indignes, continuent de faire tenir debout l’école gabonaise ; de l’autre, une ministre qui s’entête à fermer les yeux comme une élève dissipée au fond de la classe. Mais voilà, les professeurs ne plaisantent pas : le préavis de grève déposé est une véritable interro surprise pour le ministère.
Et comme chacun le sait, dans une copie d’examen, les excuses ne rapportent pas de points. À Camélia Ntoutoume désormais de prouver qu’elle a révisé sa leçon, sous peine d’être définitivement recalée par ses propres enseignants.









