Dans notre monde, chacun a ses croyances et ses traditions. On voit les choses différemment selon où l’on se trouve. Par exemple, dans certains pays européens, les reliques de saints, comme Don Bosco, sont exposées pour montrer le respect qu’on leur porte. Mais dans de nombreux endroits en Afrique, quand on parle de vénérer nos ancêtres, certains pensent immédiatement à de la sorcellerie. Pourquoi cette différence ?
Pendant la période de colonisation, les Européens ont exercé leur domination sur de nombreux pays en Afrique, imposant leurs propres croyances et pratiques culturelles. Alors que la vénération des saints était considérée comme normale pour eux, nos traditions, telles que l’hommage rendu à nos ancêtres comme mon cher ancêtre NSIME ESSONE, étaient souvent méprisées et qualifiées de sorcellerie. Certains de nos rites ont même été interdits par les colons.
De nos jours, de nombreuses personnes en Afrique continuent à considérer nos pratiques traditionnelles avec méfiance, simplement parce que les colonisateurs les ont stigmatisées. Cette attitude semble refléter une forme de honte envers nos propres coutumes, qui étaient autrefois considérées comme normales avant l’arrivée des Européens.
Don Bosco lors de son passage à Libreville
Afin d’instaurer un changement, il est essentiel de reconnaître que mon cher ancêtre NSIME ESSONE mérite autant de respect que Don Bosco. L’héritage qu’il m’a laissé ne devrait pas se résume à de simples récits de sorcellerie, mais englobe des traditions profondément significatives pour de nombreuses personnes et jusqu’à la fin des temps. Il est impératif d’apprendre à apprécier nos coutumes comme des trésors à préserver, et non pas simplement comme des pratiques étranges.
Il est crucial de respecter toutes les cultures, même celles qui diffèrent de la nôtre. En approfondissant notre compréhension de notre histoire et en accordant de la valeur à nos traditions, nous pouvons aspirer à ce que les gens perçoivent nos ancêtres comme ils le méritent : comme des guides et des gardiens d’Engong, plutôt que comme des sujets de superstitions.
Par Rhonny de Dido-Balancia