Depuis son élection à la mairie de Port-Gentil, Pascal Houangni Ambouroue a pris la succession de Gabriel Tchango, un maire dont l’action a profondément marqué la jeunesse et l’ensemble de la population. Mais une question persiste : le nouveau maire pourra-t-il égaler l’impact concret et durable de son prédécesseur ?
Sous le mandat de Gabriel Tchango, la jeunesse port-gentillaise occupait une place centrale. Les initiatives étaient nombreuses : emplois créés, aides directes aux nécessiteux, accompagnement des jeunes entrepreneurs et programmes concrets pour renforcer leur autonomie. Chaque action de Tchango visait à offrir dignité et perspectives aux jeunes, leur permettant de devenir acteurs de l’économie locale et non de simples spectateurs. Sa proximité avec les habitants et son efficacité ont fait de lui une figure adulée, un modèle de gestion municipale et sociale.
À l’inverse, Pascal Houangni Ambouroue, ancien ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, est associé à une initiative largement critiquée : la formation des jeunes écailleurs de poisson. Lancée en janvier 2023, cette action avait été perçue par la société civile comme une humiliation, cantonnant la jeunesse à un rôle subalterne alors que la pêche et la transformation des produits restent majoritairement contrôlées par des étrangers. Offrir un diplôme d’écailleur de poissons semblait symbolique, loin des besoins réels de formation professionnelle et d’autonomisation des jeunes Gabonais.
Aujourd’hui, Port-Gentil attend des actions concrètes. La population se demande si Pascal Houangni Ambouroue pourra créer des emplois réels, donner dignité et perspectives aux jeunes, comme l’avait fait Gabriel Tchango. La comparaison est inévitable, et les habitants ont encore en mémoire l’impact positif et tangible du précédent maire.
Port-Gentil se trouve donc à un tournant : soit continuer sur la voie de l’humiliation et des projets symboliques, soit s’engager dans la construction d’une ville où la jeunesse est véritablement valorisée, digne et autonome. L’enjeu est clair, et le regard de la population est fixé sur Pascal Houangni Ambouroue. La question reste entière : saura-t-il répondre à l’héritage de Tchango ou se contentera-t-il de gestes insuffisants ?









