Les réactions continuent de se multiplier après les déclarations de Mme Marcelle Eyang Noutchet concernant la qualité de certains produits alimentaires gabonais. Alors que l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) s’est dite surprise par les accusations portées à son encontre, plusieurs voix estiment que l’entrepreneure n’a fait que partager son expérience personnelle en s’appuyant sur des analyses effectuées par des laboratoires français reconnus.
Selon ces soutiens, Mme Eyang, engagée dans un projet d’exportation de produits gabonais vers la France, aurait entrepris des contrôles conformes aux exigences du marché européen. Les résultats obtenus, selon eux, ne visaient ni à discréditer les producteurs nationaux ni à mettre en cause une institution en particulier, mais relevaient d’une démarche liée aux impératifs de commercialisation à l’international.
Un compatriote ayant souhaité conserver l’anonymat souligne que « les normes africaines, et notamment gabonaises, sont parfois moins strictes que les standards européens ». Il rappelle que chaque pays ou espace économique définit ses propres exigences sanitaires en fonction de ses priorités en matière de protection des consommateurs.
De son côté, l’AGASA affirme s’être saisie du dossier dès septembre et octobre 2024 et avoir communiqué les résultats de ses propres analyses à Mme Eyang le 21 mars 2025, au cours d’une séance de travail. L’agence déplore cependant la tournure prise par cette affaire et se dit étonnée des déclarations rendues publiques.
Au-delà de la controverse, cette affaire remet sur la table la question de l’harmonisation des normes sanitaires et de la compétitivité des produits gabonais sur les marchés internationaux. Elle soulève également le défi auquel sont confrontés les producteurs locaux désireux de conquérir des marchés soumis à des exigences réglementaires particulièrement élevées, notamment en Europe.
En attendant un éventuel rapprochement des positions entre les différentes parties, le débat met en lumière la nécessité d’un dialogue technique et scientifique, loin des polémiques, afin de garantir à la fois la sécurité des consommateurs et la promotion des produits gabonais à l’export.





